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Dans la presse

Un an après Charlie, "Paris toujours sur ses gardes"

Dans la revue de presse internationale ce vendredi, l'attaque d'un commissariat dans le 18e arrondissement de Paris en une des journaux britanniques et américains, la situation humanitaire en Syrie ainsi que l'initiative controversée d'une photographe hongroise.

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De nombreux journaux dans le monde entier reviennent sur cette tentative d’attentat survenue jeudi à Paris, dans le 18e arrondissement. Avec notamment la photo de l’assaillant gisant devant le commissariat où il a essayé de s’en prendre à des policiers, qui ont raconté l'avoir abattu après plusieurs tirs de sommation. L'image a été reprise par plusieurs quotidiens américains et britanniques. "Un an après 'Charlie Hebdo', Paris toujours sur ses gardes", titre par exemple le Wall Street Journal.

Le quotidien britannique The Independent a lui choisi la photo du robot de déminage s'approchant du cadavre. L'engin explosif que portait l'homme s'avèrera être factice, mais l’enquête a été confiée au parquet antiterroriste, après qu’un drapeau de l’organisation de l’État islamique a été retrouvé sur l’assaillant.

La presse anglophone s’intéresse également aux mesures antiterroristes prises ces derniers mois par le gouvernement français : les dernières, présentées jeudi par François Hollande, visent notamment à renforcer les pouvoirs de la police. The Economist titre en français : "Après Charlie". L'hebdomadaire souligne ainsi la cassure avec le "Nous sommes Charlie", qui semble déjà loin.

Alors que la France paraissait unie, le 11 janvier dernier, aujourd’hui, les critiques contre les mesures sécuritaires du gouvernement sont de plus en plus nombreuses. Elles proviennent d'organisations proches du Parti socialiste, comme SOS Racisme. "C'est une trahison", explique l’un des cadres de l’association au journal britannique, en parlant de la déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux. Les critiques émanent également de figures importantes du PS, comme la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Mais ce discours ferme, analyse The Economist, a permis à un président impopulaire, qui n'arrivait pas à redresser la courbe du chômage, de remonter dans les sondages. Finalement, le gouvernement français se trouve pris en tenaille entre "la défense de la liberté et la sécurité". Un peu comme l’étaient les États Unis après le 11 septembre 2001, avec le Patriot Act de George W. Bush, analyse la radio américaine NPR. La difficulté, souligne le professeur de droit Didier Maus, cité par le média, est de trouver le juste milieu.

 

Autre sujet abordé par la presse internationale : la Syrie, et notamment cette situation humanitaire catastrophique dans la ville de Madaya, à l’ouest de Damas. Ce fief de l’opposition est privé de vivres depuis des mois, s’alarme Médecins sans frontières dans les colonnes du Washington Post. Au moins 23 personnes sont mortes de faim dans la clinique de l’ONG française depuis le 1er décembre, dans cette ville assiégée par les troupes de Bachar al-Assad et les combattants du Hezbollah.

Et l'hiver ne fait qu’empirer les choses. "Avant, nous arrivions à manger des feuilles et de l'herbe, mais désormais, il n'y a plus de feuilles à cause de la neige", témoigne un habitant. Malgré un accord conclu avec les Nations unies prévoyant de laisser partir les civils et d’apporter des vivres, jusqu'à présent, un seul un convoi humanitaire a pu passer... en octobre dernier.

 

De la Syrie, à l’Afghanistan… où un jeu d’alliances assez inattendu se déroule. Car les Taliban, combattus pendant plus de dix ans par les États-Unis pour avoir hébergé les cadres d’al-Qaïda, semblent connaître un retour en grâce. C’est en tout cas ce qu'avance The Independent. Selon le quotidien britannique, la raison est simple : le spécialiste de l'Afghanistan pour le gouvernement russe explique au quotidien que les chefs talibans ne reconnaissent pas l’organisation de l’État islamique (EI) et s’y opposent même.

Il n’en faut pas plus pour que la Russie cherche à se rapprocher des Taliban. Selon plusieurs sources, le Kremlin échangerait déjà des renseignements avec eux, il les armerait même. La Chine et l’Iran seraient eux aussi intéressés par des échanges avec les Taliban. Et dans ce jeu, les États-Unis, dont les relations avec l'Iran se sont réchauffées ces derniers mois, pourraient eux aussi tenter le coup d’un rapprochement avec les Taliban. C’est en tout cas, ce que souhaiterait Téhéran, selon le quotidien.

 

Terminons par l'initiative d’une photographe hongroise qui ne fait pas l’unanimité. Son projet : se métamorphoser en femmes de tribus perdues d'Afrique pour attirer l'attention sur leur existence. Ainsi, la photographe a publié sept photos de femmes africaines, en remplaçant leur visage par le sien.

Mais les photos publiées sur son blog n’ont pas du tout été appréciées, suscitant de nombreuses critiques et moqueries sur Internet, notamment du site féministe Jezebel. Certains internautes ont même accusé la photographe d’être raciste. Cette dernière a finalement décidé de retirer son post, affirmant qu’elle n’avait voulu offenser personne, raconte le journal britannique The Guardian.

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