Accéder au contenu principal
ÉTATS-UNIS

États-Unis : une musulmane expulsée d'un meeting du républicain Donald Trump

Capture d'écran CNN
3 mn

Rose Hamid, une Américaine de confession musulmane, s'est fait expulser vendredi du meeting de Donald Trump en Caroline du Nord. Elle s'était levée en silence pour protester contre les propos islamophobes du candidat républicain.

Publicité

Une musulmane a été priée de quitter un meeting de Donald Trump, après s'être levée pour protester en silence contre les propos islamophobes du candidat à la Maison Blanche. Son vêtement portait en grandes lettres les inscriptions : "Salam, je viens en paix".

Les images télévisées du meeting, qui avait lieu vendredi à Rock Hill en Caroline du Sud (sud-est), montrent une femme voilée escortée dans le calme vers la sortie par un policier, tandis que des partisans du candidat aux primaires républicaines agitent des pancartes et crient dans sa direction, avec véhémence pour certains.

"C'est très vite devenu méchant, c'est effrayant", a ensuite dit à CNN la manifestante, Rose Hamid, une hôtesse de l'air de 56 ans, qui porte le hijab et avait accroché à son vêtement une étoile jaune marquée "musulmane". Elle était assise dans les gradins situés derrière le podium du candidat.

Des meetings systématiquement interrompus par des manifestants

Les meetings de Donald Trump sont désormais systématiquement interrompus par des manifestants, qui contrairement à Rose Hamid, crient des slogans anti-Trump ou agitent des pancartes jusqu'à être expulsés.

Jeudi soir, à Burlington dans le Vermont (nord-est), le milliardaire a dû s'interrompre à de très nombreuses reprises le temps que la sécurité évacue les manifestants, qui étaient pour la plupart des partisans de Bernie Sanders, ancien maire de Burlington et candidat aux primaires démocrates.

>> À lire sur France 24 : "Musulmans interdits d'entrée aux États-Unis : Trump ressort les 'no-go zones' de Paris"

L'action silencieuse de Rose Hamid est une réponse au discours anti-musulmans de Donald Trump, qui a proposé de fermer les frontières aux musulmans après les attentats de Paris (130 morts) et de San Bernardino (14 morts), commis par des jihadistes.

"La haine contre nous est incroyable", a déclaré Donald Trump après l'expulsion de la manifestante. "C'est leur haine, pas notre haine."

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.