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Venezuela : toutes les décisions du Parlement seront invalidées

Des députés de l'opposition à l'Assemblée nationale vénézuélienne, le 6 janvier 2016.
Des députés de l'opposition à l'Assemblée nationale vénézuélienne, le 6 janvier 2016. Juan Barreto, AFP

Le Tribunal suprême de justice du Venezuela a annoncé que toutes les décisions du Parlement, désormais contrôlé par l'opposition, seraient invalidées car trois députés anti-chavistes ont été investis malgré leur suspension.

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La bataille institutionnelle continue au Venezuela entre le Parlement d'opposition et le pouvoir chaviste en place. Le dernier épisode en date concerne le Tribunal suprême de justice (TSJ). Celui-ci a en effet décidé d’invalider lundi 10 janvier toutes les décisions prises par l’Assemblée nationale car trois députés anti-chavistes ont été investis malgré leur suspension par le Tribunal suprême.

Le TSJ, que l’opposition estime acquis au chavisme (du nom du président défunt Hugo Chavez), considèrera comme "nulles" les actes de l'Assemblée nationale passés et à venir, tant que les trois députés de l'opposition en question demeureront investis.

Deux jours après sa prise de pouvoir au Parlement le 5 janvier, l'opposition vénézuélienne avait défié le pouvoir chaviste en investissant ces trois députés anti-chavistes, revendiquant ainsi la majorité des deux tiers qui lui confère de larges pouvoirs.

Une loi d'amnistie

La question du nombre de députés est cruciale dans le bras de fer entre le gouvernement et l’opposition. Avec 112 députés sur 167 et non plus 109, cette dernière passe de la majorité des trois cinquièmes à celle des deux tiers, avec laquelle elle a le pouvoir de convoquer un référendum, mettre en place une Assemblée constituante, voire entraîner, via une réduction de la durée de son mandat, le départ anticipé du président. L'opposition s'est ainsi donné "six mois" pour faire partir le président Nicolas Maduro de manière constitutionnelle.

Elle a par ailleurs présenté lundi une proposition de loi en vue d'amnistier plusieurs dizaines de prisonniers politiques, accentuant la confrontation avec le gouvernement chaviste, qui a promis de s'opposer au texte.

Baptisée "Loi d'amnistie et de réconciliation", la proposition vise à amnistier les 76 prisonniers politiques que l'opposition recense et près de 4 700 "persécutés politiques" poursuivis par la justice ou exilés à cause de leur opposition au chavisme.

Au Venezuela, le chavisme demeure puissant malgré sa défaite aux élections législatives car il concentre tous les pouvoirs exécutif, militaire et judiciaire.

Les élections législatives de décembre ont vu la victoire écrasante de la coalition d'opposition, réunie sous le nom de Table de l'unité démocratique (MUD) et allant de la gauche modérée à la droite dure. Le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), hégémonique depuis 1999, ne compte plus que 55 députés.

Avec AFP
 

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