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La justice saoudienne s'en prend à Samar Badawi, la sœur du blogueur Raif Badawi

Samar Badaoui, ici aux côtés de Michelle Obama et de Hillary Clinton, lors de la remise d'un prix en 2012.
Samar Badaoui, ici aux côtés de Michelle Obama et de Hillary Clinton, lors de la remise d'un prix en 2012. Jewel Samad, AFP

La Saoudienne Samar Badawi a été arrêtée puis placée brièvement en détention dans la même prison où se trouvent déjà son époux Waleed Abdulkhair et son frère, le blogueur Raif Badawi, condamné à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet.

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Samar Badawi, la sœur du célèbre blogueur saoudien Raif Badawi, condamné par Riyad à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet, a été arrêtée mardi 12 janvier au matin à Jeddah, avec sa fille de deux ans. Elle a été interrogée par la police saoudienne pendant quatre heures, puis incarcérée à la prison de Dhahran, a indiqué Amnesty International sur son site Internet. Elle a depuis été libérée sous caution, affirme sur sa page Facebook l’ONG de défense des droits l’Homme saoudienne Dewany, basée à Genève.

Selon Amnesty International, Samar Badawi doit comparaître mercredi devant un juge. Elle faisait l'objet d'une interdiction de quitter le royaume wahhabite depuis décembre 2014, émise par le ministère saoudien de l'Intérieur.

Ensaf Haidar, l'épouse de Raif Badawi, précise que sa belle-sœur "a été arrêtée sous l'accusation d'avoir animé le compte Twitter @WaleedAbulkhair" de son ex-mari, militant des droits de l'Homme qui purge lui aussi une peine de 15 ans de prison.

"Samar Badaoui a été transférée à la prison centrale de Dhahran, où Raif Badawi et Waleed Abdulkhair se trouvent aussi", a écrit sur son compte Twitter Ensaf Haidar, réfugiée au Québec avec ses trois enfants, deux fillettes et un garçon.

"Recul alarmant des droits de l'Homme en Arabie saoudite"

Cette arrestation "est un nouveau recul alarmant des droits de l'Homme en Arabie saoudite et démontre l'extrême détermination des autorités à mener leur campagne impitoyable de harcèlement et d'intimidation contre les défenseurs des droits de l'Homme pour les contraindre au silence", a déclaré Philip Luther, en charge du Moyen-Orient pour la branche américaine d'Amnesty International.

De son côté, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a appelé les autorités saoudiennes à libérer "immédiatement" Samar Badaoui et à "cesser de poursuivre les gens uniquement pour leurs critiques des pratiques saoudiennes en matière de droits de l'Homme".

"La détention de Samar Badawi montre une fois de plus la détermination de l'Arabie saoudite à faire taire ceux qui ont le courage de parler des droits de l'Homme et des réformes", souligne Sarah Leah Whiston, directrice de HRW pour le Moyen-Orient.

En 2012, Samar Badawi avait reçu un prix de l'International Women of Courage Awards pour sa bataille en faveur de l'égalité des femmes en Arabie saoudite. Une distinction qui lui avait été remise par les deux femmes les plus influentes des États-Unis, Michelle Obama et Hillary Clinton.

Avec AFP

 

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