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Attaque de Ouagadougou : deux Français parmi les victimes

L'évacuation des corps des victimes de l'attaque de Ouagadougou, le 16 janvier 2016.
L'évacuation des corps des victimes de l'attaque de Ouagadougou, le 16 janvier 2016. Issous Sanogo, AFP

Au moins 29 personnes de 18 nationalités différentes ont été tuées samedi dans l'attaque jihadiste de Ouagadougou, au Burkina Faso. Six Canadiens, cinq Burkinabè, deux Français, deux Suisses et un Américain figurent notamment parmi les victimes.

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Les attaques sanglantes dans le centre de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso ont coûté la vie à 29 personnes, selon un dernier bilan donné samedi soir par les autorités du pays. "176 personnes ont pu être secourues", a également expliqué le ministre de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré.

La plupart des victimes, qui seraient de 18 nationalités différentes, sont "des Blancs", a indiqué à l'AFP une source proche du parquet, précisant qu'au moins cinq Burkinabè ont été tués. Six Canadiens, deux Français, deux Suisses et un Américain ont  notamment péri.

Selon les informations du ministère des Affaires étrangères, les deux ressortissants français, un homme et une femme, ont été tués au café-restaurant Capuccino, un établissement prisé de la communauté expatriée. 

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert dans la foulée une enquête pour assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste.

Six Québécois tués dans l'attaque

Selon le site de Radio-Canada, les six Canadiens qui figurent parmi les victimes sont tous originaires de la province francophone du Québec. Dans un communiqué, le Premier ministre Justin Trudeau a offert ses condoléances aux familles des personnes tuées. "Le Canada condamne au plus haut point les attentats terroristes meurtriers survenus à Ouagadougou", a-t-il déclaré. Le Canada a "offert aux autorités burkinabè de les assister au cours de l'enquête sur ce crime terrible", a ajouté le chef du gouvernement canadien.

Michael James Riddering, un Américain qui collaborait avec une organisation chrétienne, a aussi perdu la vie. "Nous présentons nos condoléances à la famille de Michael James Riddering, un citoyen américain tué" au cours de cette attaque, a indiqué le porte-parole du département d'État, John Kirby. Selon l’association Sheltering Wings, M. Riddering se trouvait en compagnie d'un pasteur dans le restaurant-café Cappuccino lorsque l'attaque a débuté.

Les explications de notre envoyée spéciale

Des assaillants très jeunes

Les corps de trois jihadistes ont par ailleurs été identifiés, tous des hommes, a précisé dans la soirée, le ministre Simon Compaoré. Ils ont péri au cours de l'assaut mené durant une douzaine d'heures par les forces de l'ordre burkinabè, appuyées par des forces spéciales françaises et américaines.

Le ministre de la Sécurité intérieure a précisé que les assaillants étaient "très jeunes", "le plus âgé ne doit pas avoir plus de 26 ans",  et qu'ils étaient arrivés à bord de véhicules immatriculés au Niger.

L'action a été revendiquée dans la nuit par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), qui l'a attribuée au groupe Al-Mourabitoune du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar, selon Site, une organisation américaine qui surveille les sites internet islamistes.

Par ailleurs, un couple d'Australiens a été enlevé vendredi dans le nord du Burkina Faso, un rapt revendiqué samedi par un responsable du groupe jihadiste malien Ansar Dine. Selon lui, les deux étrangers sont aux mains de jihadistes appartenant à "l'Emirat du Sahara", un groupe lié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Avec AFP

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