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Vidéo : les migrants graffent leurs parcours place de la République à Paris

Un "mur des exilés" a été érigé, dimanche 17 janvier, place de la République, à Paris, pour offrir un espace d'expression aux migrants.
Un "mur des exilés" a été érigé, dimanche 17 janvier, place de la République, à Paris, pour offrir un espace d'expression aux migrants. Christine Dolan‎

Un groupe d’artistes et de bénévoles parisiens a érigé, place de la République, à Paris, un "mur des exilés" où les migrants, arrivés dans la capitale après avoir fui la guerre dans leur pays, peuvent taguer leur histoire individuelle.

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"Peur". Ces quatre lettres blanches se détachent sur fond brun, sur le "mur des exilés", place de la République, à Paris. Quatre lettres qui explosent au visage comme pour rappeler que derrière les dizaines de milliers de migrants arrivés en France en 2015 après avoir été contraints de fuir leur pays d’origine, il y a des hommes, des histoires, des sentiments.

À l’occasion de la 102e Journée mondiale du migrant et du réfugié, dimanche 17 janvier, le Collectif parisien de soutien aux exilé-e-s a érigé un mur de panneaux blancs à disposition dans le cœur de la capitale, sur lequel les migrants peuvent dessiner, taguer ou peindre leurs histoires individuelles.

Sur le mur de graffitis, des migrants sont esquissés, en train de courir vers un grand "welcome", une manière pour les artistes bénévoles impliqués dans le projet d'accueillir les réfugiés. "Depuis qu'ils sont ici, ils n'ont pas eu l'occasion de s'exprimer. Ils sont des anonymes, ils ne sont personnes. Avec le papier, le dessin, l'écriture, quelle que soit leur langue, ils commencent à pouvoir s'exprimer", explique Seven, artiste de rue impliqué dans le projet.

Derrière chaque dessin, il y a une tragédie particulière. Le père de Khan Tarakeen, un réfugié afghan, a été tué par les Taliban. Sur sa peinture, un professeur – la profession de son père défunt – est menacé par les Taliban : "Il n'y a pas d'éducation dans mon pays. Je n'aime pas le jihad. J'aime l'éducation. J'aimerai avoir une belle vie", explique le réfugié.

Ses œuvres, comme celles des autres migrants, sont affichées place de la République à Paris, une place devenue elle-même un emblème de liberté depuis les attentats de janvier 2015. 

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