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Tunis instaure un couvre-feu nocturne dans tout le pays après une semaine de violentes contestations

Des manifestants face à la police, à Kasserine, le 21 janvier 2016.
Des manifestants face à la police, à Kasserine, le 21 janvier 2016. Mohamed khalil, AFP

Après plusieurs jours de violentes manifestations contre le chômage en Tunisie, le ministère de l'Intérieur a annoncé l'instauration d'un couvre-feu nocturne, applicable à partir de vendredi, dans l'ensemble du pays.

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Les autorités tunisiennes ont décrété vendredi 22 janvier un couvre-feu nocturne dans toute la Tunisie après plusieurs jours d'une contestation sociale partie de Kasserine, ville défavorisée dans le centre du pays. Ces manifestations contre la misère et le chômage se sont étendues à de nombreuses villes du pays.

"Au vu des atteintes contre les propriétés publiques et privées et de ce que la poursuite de ces actes représente comme danger pour la sécurité de la patrie et des citoyens, il a été décidé de proclamer à partir d'aujourd'hui [vendredi] un couvre-feu sur tout le territoire de 20 h à 5 h", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.

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"Toute personne contrevenant à cette décision s'expose à des poursuites, à l'exception des cas d'urgence médicale et des personnes travaillant de nuit", a précisé le ministère, en appelant "tous les citoyens et les citoyennes à respecter le couvre-feu".

Les autorités avaient auparavant appelé au calme. Mais la colère ne retombe pas : 16 personnes ont été arrêtées en lien avec des "saccages et pillages" dans un quartier populaire de la banlieue ouest de Tunis, selon un haut responsable de la gendarmerie.

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En proie à des inégalités régionales, la Tunisie ne parvient pas à relancer son économie. Le chômage dépasse les 15 % au niveau national et atteint le double chez les diplômés. Ces taux sont encore supérieurs dans l'intérieur du pays. En 2015, la croissance devrait être inférieure à 1 %, notamment plombée par la crise du secteur touristique, conséquence de l'instabilité et des attaques jihadistes.

Avec AFP

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