Accéder au contenu principal

Centrafrique : premier tour des législatives annulé, second tour de la présidentielle validé

Des passants devant l'affiche du candidat Anicet Georges Dologuélé arrivé en tête du premier tour de la présidentielle en Centrafrique.
Des passants devant l'affiche du candidat Anicet Georges Dologuélé arrivé en tête du premier tour de la présidentielle en Centrafrique. Issouf Sanogo, AFP

Après avoir étudié les résultats des élections générales du 30 décembre, la Cour constitutionnelle de Centrafrique a validé, lundi, le premier tour de la présidentielle. Celui des législatives est en revanche annulé en raison "d'irrégularités".

PUBLICITÉ

Le premier tour des législatives en Centrafrique a été annulé lundi 25 janvier en raison de "nombreuses irrégularités" par la Cour constitutionnelle. Dans le même temps, l'instance a confirmé l'affrontement au second tour de la présidentielle de deux anciens Premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra. La date du duel électoral, prévu le 31 janvier, pourrait être reportée.

Ces deux scrutins, destinés à permettre à ce pays pauvre de sortir de trois ans de conflit armé et d'affrontements intercommunautaires, ont eu lieu le 30 décembre dernier dans un calme notable. Ils ont été marqués par une forte participation des électeurs malgré de nombreux problèmes logistiques.

>> À voir sur France 24 : "Duel entre Dologuélé, le favori, et Touadéra, l'outsider"

"Les élections [législatives] du 30 décembre 2015 sont annulées et seront reprises (...) à cause de nombreuses irrégularités et l'implication des candidats dans ces irrégularités", a déclaré le président de la Cour constitutionnelle de transition, Zacharie Ndoumba, au cours d'une séance publique à Bangui. Les législatives avaient été organisées dans les 140 circonscriptions du pays mais le matériel électoral et les nombreux bulletins de vote, acheminés souvent au dernier moment, n'avaient pas toujours pu atteindre les zones les plus reculées.

"Dans certaines localités, des compatriotes ont voté uniquement pour la présidentielle parce que les bulletins de vote pour les législatives ne sont pas parvenus à temps", avait reconnu le rapporteur général de l'Autorité nationale des élections (ANE), Julius Ngouadé Baba.

Les nouvelles législatives doivent être organisées dans un délai de 60 jours. Cependant, ces délais dans le processus électoral sont régulièrement dépassés et les échéances souvent reportées.

Confusion autour de la date du second tour de la présidentielle

Le second tour de la présidentielle prévu le 31 janvier devrait être reporté au moins d'une semaine, selon des sources proches de l'ANE qui devrait très prochainement en confirmer la date. Deux anciens Premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra, s'affronteront après être arrivés en tête du premier tour, a confirmé lundi à Bangui la Cour constitutionnelle.

Dologuélé a obtenu 268 952 voix, soit 23,74 % des suffrages exprimés, et Faustin Archange Touadéra 215 000 voix (19,05 %).

Au total, sur près de 2 millions d'électeurs inscrits, 1 362 886 suffrages valides ont été exprimés.

Désiré Kolingba, fils d'un ex-chef de l'État, arrive troisième avec 135 198 voix (12,04 %). Martin Ziguélé, ancien Premier ministre, est quatrième avec 129 474 voix (11,43 %) et Jean-Serge Bokassa, autre fils de chef d'État, cinquième avec 68 705 voix (6,06 %).

Au total, 30 candidats étaient en lice au premier tour.

Dologuélé faisait figure de favori de la présidentielle, surtout après le ralliement en sa faveur du parti KNK de l'ex-chef de l'État François Bozizé, renversé en 2013 par la rébellion Séléka. Bozizé ne pouvait se présenter en raison de sanctions internationales et d'un mandat d'arrêt à son encontre émis par les autorités de transition.

Touadéra, qui disposait de moins de moyens que son futur rival, s'est révélé comme la grande surprise du premier tour et est désormais un sérieux outsider.

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis le renversement du président Bozizé par la Séléka, elle-même finalement chassée du pouvoir par une intervention internationale menée début 2014 par la France dans son ancienne colonie.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.