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Le Parlement libyen rejette le gouvernement d’union

Manifestation à Tripoli, le 8 janvier 2016, contre l'accord parrainé par l'ONU pour la formation d'un gouvernement d'unité nationale, le 8 janvier 2016.
Manifestation à Tripoli, le 8 janvier 2016, contre l'accord parrainé par l'ONU pour la formation d'un gouvernement d'unité nationale, le 8 janvier 2016. Mahmud Turkia

Le Parlement libyen n’a pas accordé sa confiance au nouveau gouvernement d’union formé dans le cadre de l'accord parrainé par l'ONU pour mettre fin au chaos régnant dans le pays. En cause : un trop grand nombre de ministres.

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Le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale a rejeté lundi 25 janvier le gouvernement d'union nationale récemment formé dans le cadre de l'accord parrainé par l'ONU pour mettre fin au chaos dans ce pays, ont indiqué des députés à l'AFP.

"Nous avons voté le refus de la confiance au gouvernement et nous demandons (...) que soit présenté un nouveau gouvernement", a déclaré un député, Ali al-Gaydi, à l'issue d'une session du Parlement réuni à Tobrouk.

Le Parlement a "rejeté ce gouvernement à cause du nombre des ministres", jugé trop important, a déclaré le député El-Salhine Abdelnabi. Il a réclamé qu'un nouveau gouvernement plus restreint lui soit proposé.

"Des 104 députés présents aujourd'hui, 89 ont dit non" à un cabinet de 32 ministres proposé par le conseil présidentiel dirigé par l'homme d'affaires tripolitain Fayez el-Sarraj, a indiqué Ali al-Gaydi. Pour bénéficier de la confiance des parlementaires, le gouvernement aurait dû recueillir 119 voix, soit les deux tiers plus un.

Menace de l'EI

Il existe aujourd'hui de facto trois autorités en Libye, et donc trois sceaux différents sur les communiqués publiés par les différentes autorités: "Gouvernement libyen provisoire", "Gouvernement de salut national" et "Gouvernement d'union nationale".

Ce troisième gouvernement, formé le 19 janvier, se résumait jusqu’à présent à un 'conseil présidentiel' qui travaillait depuis Tunis. Il est dirigé par l'homme d'affaires tripolitain Fayez el-Sarraj et ses 32 ministres étaient censés représenter les différentes régions et parties de ce pays éclaté.

Les tentatives pour apaiser les rivalités libyennes et stabiliser ce pays riche en pétrole ont jusqu'à présent échoué. Mais la communauté internationale a accru ses pressions ces derniers mois, très inquiète de la montée en puissance de l'organisation de l'État islamique (EI) et de l'afflux de migrants rejoignant l'Europe depuis les côtes libyennes.

L'EI tente depuis plusieurs semaines une percée vers l'Est depuis son bastion de Syrte, à 450 km à l'est de Tripoli, pour atteindre la zone du "Croissant pétrolier" où sont situés les principaux terminaux pétroliers. Le groupe jihadiste compterait environ 3 000 combattants en Libye selon Paris.

Avec AFP

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