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Quand Banksy dénonce la situation désastreuse des migrants de Calais

Ray Tang, AFP

Une nouvelle œuvre de l'artiste britannique Banksy dénonçant la gestion des migrants à Calais a été recouverte de panneaux contreplaqués lundi, à Londres, après avoir fait son apparition samedi soir en face de l'ambassade de France.

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Une Cosette en larmes, asphyxiée par du gaz lacrymogène derrière un drapeau français en lambeaux… La dernière œuvre de l'artiste Banksy, juste devant l’ambassade française à Londres, graffée sur un panneau de bois d’un magasin en travaux, n’est plus visible par les passants.

Lundi 25 janvier, en fin de matinée, le graffiti a été recouvert de panneaux contreplaqués par des ouvriers qui ont d'abord essayé de l'enlever, sous l'œil de nombreux badauds. Le promoteur immobilier responsable des travaux a souligné qu'il s'agissait de "protéger" l'œuvre après une tentative de vol dimanche soir par deux hommes qui ont pris la fuite.

Pour Banksy, cette Cosette hugolienne désormais invisible visait à dénoncer la gestion désastreuse par l’Hexagone des réfugiés à Calais, dans le nord de la France. En bas de l'œuvre, un code QR, que l'on pouvait scanner avec son smartphone, renvoie à une vidéo critiquant l'utilisation de gaz lacrymogènes par la police française dans la "Jungle" de Calais le 5 janvier dernier.

Le célèbre artiste de street art britannique avait déjà réalisé le mois dernier trois œuvres à Calais, dont l'une dans le camp de la "Jungle" où près de 4 500 migrants survivent dans une grande précarité.

Les œuvres de Banksy, artiste cultivant le plus grand secret, peuvent valoir plusieurs centaines de milliers d'euros. Une photo de son dernier dessin restait visible sur son site officiel banksy.co.uk

>> À lire sur France 24 : "La boue au ventre : deux jours d'immersion dans le camp de migrants de Grande-Synthe"

Avec AFP

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