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Démission de la ministre française de la Justice Christiane Taubira

Icône de la gauche, Christiane Taubira avait exprimé ouvertement son désaccord avec la réforme constitutionnelle.
Icône de la gauche, Christiane Taubira avait exprimé ouvertement son désaccord avec la réforme constitutionnelle. Stéphane de Sakutin, AFP

La ministre de la Justice Christiane Taubira a remis sa démission à François Hollande qui l'a acceptée. Elle s'était publiquement opposée à la réforme constitutionnelle. Le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas a été nommé pour la remplacer.

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"Parfois résister, c'est partir." L'icône de la gauche, Christiane Taubira, quitte le gouvernement. La ministre de la Justice a remis, mercredi 27 janvier, sa démission au président de la République François Hollande qui l'a acceptée et a nommé le député socialiste Jean-Jacques Urvoas pour la remplacer.

Proche de Manuel Valls, Jean-Jacques Urvoas est l'actuel président de la Commission des lois de l'Assemblée nationale. Il était, à ce titre, chargé d'une mission pour trouver une solution à la réforme constitutionnelle de la déchéance de nationalité, à laquelle Christiane Taubira s'était publiquement opposée à plusieurs reprises.

François Hollande et Christiane Taubira "ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s'ouvre à l'Assemblée nationale, aujourd'hui, en Commission des Lois", explique ainsi l'Élysée dans un communiqué.

La gauche tire son chapeau, la droite se réjouit

Respectée des "frondeurs" du PS et icône de la gauche depuis le "Mariage pour tous", Christiane Taubira, cible privilégiée de la droite et de l'extrême droite, s'est à plusieurs reprises retrouvée en délicatesse avec l'Élysée et Matignon depuis son arrivée place Vendôme en 2012.

Marine Le Pen, présidente du Front national, a salué "un soulagement" et "une bonne nouvelle pour la France". Pour Guillaume Larrivé (Les Républicains), elle a été "la pire ministre de la Justice de la Ve République".

À gauche, Benoît Hamon, ancien ministre PS et proche de Mme Taubira, a exprimé son "respect pour les convictions" de l'ex-ministre, qui faisait figure de caution de gauche de l'exécutif, notamment depuis le départ du gouvernement de M. Hamon et d'Arnaud Montebourg en août 2014. Cécile Duflot a, elle, "salué chaleureusement la décision de courage et de conviction" de Mme Taubira.

Le patron des députés PS Bruno Le Roux a exprimé son "respect" à Christiane Taubira, et assuré Jean-Jacques Urvoas du "même soutien confiant".

Urvoas en charge de la révision constitutionnelle

Jean-Jacques Urvoas "portera, aux côtés du Premier ministre, la révision constitutionnelle et préparera le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et la réforme de la procédure pénale", indique l'Élysée

Mme Taubira, censée porter cette réforme décidée après les attentats du 13 novembre, n'avait pas caché son opposition à l'extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés français. En décembre, elle avait même annoncé son abandon sur un média algérien, avant d'être désavouée par l'Élysée et Matignon.

Avec AFP, Reuters

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