Accéder au contenu principal

États-Unis : un des occupants du parc de l'Oregon meurt dans une opération de police

Les militants armés occupent le parc depuis le 2 janvier et demandent que les terres fédérales soient "rendues au peuple".
Les militants armés occupent le parc depuis le 2 janvier et demandent que les terres fédérales soient "rendues au peuple". Joe Raedle, Getty Images North America, AFP

La police est intervenue dans le parc national Malheur dans l'Oregon, occupé depuis trois semaines par des militants armés. Une personne est morte lors d'un échange de tirs, et sept membres du mouvement d'occupation, dont son chef, ont été arrêtés.

Publicité

Une personne a été tuée, mardi 26 janvier, dans un échange de tirs lors d'une opération de police dans un parc national de l'Oregon aux États-Unis, occupé depuis trois semaines par des militants armés. Sept d'entre eux ont été arrêtés.

"Mardi vers 16 h 25 (00 h 25 GMT) la police fédérale et la police de l'État d'Oregon [ouest des États-Unis, ndlr] ont lancé une opération pour arrêter certains individus liés à l'occupation armée du parc national Malheur", indique le communiqué des forces de l'ordre. "Des coups de feu ont été tirés" et "une personne qui était visée par une probable arrestation est décédée", ajoute la police, sans révéler son identité.

Le leader du mouvement, Ammon Bundy, âgé de 40 ans et originaire de l'État voisin d'Idaho, et son frère Ryan [43 ans et originaire du Nevada, ndlr] font partie de six personnes arrêtées lors d'une opération "le long de l'autoroute 395", selon un communiqué de la police fédérale (FBI) et locale. Tous deux sont les fils d'un célèbre militant anti-gouvernemental, Cliven Bundy, qui a déjà affronté les autorités.

Près de deux heures plus tard, une septième personne, Peter Santilli, se présentant comme un journaliste indépendant de 50 ans diffusant des images sur le site YouTube, a été arrêté "sans incident" à Burns, la bourgade la plus proche du parc Malheur, a précisé la police.

Soutien à deux éleveurs

L'occupation du parc Malheur, dans une région retirée et rurale d'Oregon, a commencé le 2 janvier à la suite d'une manifestation de soutien à deux éleveurs locaux, condamnés à de la prison pour avoir mis le feu à des terres fédérales.

Ces deux éleveurs, Dwight Hammond et son fils Stephen, se sont rendus dans l'établissement carcéral où ils purgent depuis leur peine, et se sont désolidarisés de l'occupation du parc Malheur.

Le mouvement anti-autorités fédérales mené par Ammon Bundy comprenait une dizaine de personnes, dont des éleveurs mais aussi d'anciens militaires, demandant que les terres fédérales comme le parc Malheur soient "rendues au peuple". Le autorités de l'Oregon avaient exprimé leur impatience alors que l'occupation illégale se prolongeait, appelant la police à intervenir.

"Arrêter cette folie"

"Il est temps d'arrêter cette folie", avait écrit, vendredi, le juge du comté de Harney Steve Grasty dans un communiqué. La gouverneure d'Oregon Kate Brown avait pour sa part écrit au président américain Barack Obama, à la ministre de la Justice Loretta Lynch et au chef du FBI.

La police locale et le FBI ont longtemps parié sur un épuisement du mouvement, mais les Bundy et leurs acolytes n'ont donné aucun signe de vouloir quitter "pacifiquement" le parc comme les y appelaient les forces de l'ordre et de nombreux résidents.

L'association des éleveurs d'Oregon et des représentants des tribus amérindiennes locales, notamment, ont fustigé les méthodes radicales des occupants, qui ont démonté des clôtures du parc, fouillé des documents fédéraux, utilisé des objets conservés dans le parc, qui a dû rester fermé depuis trois semaines.

Beaucoup d'habitants du comté de Harney, où se trouve le parc, soutenaient en revanche les Hammond et dénonçaient une réglementation toujours plus stricte à l'encontre des éleveurs en termes de droits de pâture ou d'accès aux cours d'eau sur les terres fédérales.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.