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Propos de Valls sur l’élection de Bongo : séance de rattrapage diplomatique

Poignée de main échangée entre Manuel Valls et Ali Bongo, le 21 janvier, en marge du Forum économique de Davos (Suisse).
Poignée de main échangée entre Manuel Valls et Ali Bongo, le 21 janvier, en marge du Forum économique de Davos (Suisse). Capture d'écran du compte Twitter de @Koaci le 23 janvier 2016.

La brouille diplomatique entre Paris et Libreville a été évitée de peu. Manuel Valls a présenté des excuses au président gabonais, Ali Bongo, concernant ses propos sur son élection. L’opposition gabonaise fait fi de cet exercice de contrition.

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Le début de brouille diplomatique entre la France et la Gabon semble désormais appartenir au passé. Manuel Valls, qui avait remis en cause l’authenticité de l’élection d’Ali Bongo samedi 18 janvier dans l’émission "On n’est pas couché" sur France 2 a profité de la présence du chef d’État gabonais au 46e Forum économique de Davos, en Suisse, samedi 21 janvier, pour enterrer la hache de guerre.

Soucieux de jouer l’apaisement, Manuel Valls, s'est donc excusé auprès du président gabonais, rapporte notamment Sylvain Moussavou, journaliste gabonais pour le site koaci.com. Le président Bongo "ne lui en aurait pas tenu rigueur mais lui aurait juste conseillé, ‘amicalement’, de faire attention [à ce] que ce type de situation ne se reproduise plus", peut-on lire sur le site d’information africain.

La rencontre, qui a duré un peu moins d’une heure, selon les informations du site  Jeune Afrique, s’est tenue à huis clos dans un bureau de l’aéroport de Zurich, "où l’ambiance s’est rapidement détendue. Manuel Valls y a mis les formes : face au chef de l’État gabonais, il s’est immédiatement excusé de sa bourde, arguant de sa fatigue après plus de trois heures d’émission".

Opération de déminage

L’entrevue ne devait rien au hasard. Dès le 17 janvier, les cellules diplomatiques du Quai d’Orsay, de Matignon et des ambassades réunies se sont activées avec Libreville pour trouver une issue avec un objectif clair selon l’Élysée : "Tourner au plus vite la page de cet incident malheureux".

Si l’incident semble clos entre les deux capitales, l’opposition gabonaise ne semble pas accorder une grande importance à cet "exercice diplomatique". "Nous savons bien que ce n’était pas une bourde", explique à France 24 François Ondo Edou, secrétaire exécutif adjoint de l'Union Nationale (UN), formation de l'opposition gabonaise. Manuel Valls a trouvé une formule [à travers ses excuses] pour retrouver une bonne entente séculaire entre nos deux pays, mais nous savons que Valls a dit la vérité lors de l’émission". Et d’ajouter, "nous regrettons l’attitude de la France, pays de la liberté et des droits de l’homme, qui devrait plutôt encourager la transparence."

Reste que les excuses de Valls n'ont pas eu le rentissement de sa gaffe. Son repenti n'à "fait l’objet que de quelques entrefilets dans la presse indépendante", souligne François Ondo Edou. Qu'importe, pour l'opposant politique, l'essentiel est ailleurs : "Nous avons toutefois l’espoir que la France, œuvrera de tout son possible pour faire émerger un dialogue inclusif et sans tabou au Gabon [en cette année d’élection présidentielle au Gabon NDLR] pour la démocratie."

 

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