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Une délégation de réfugiés participera aux JO-2016 à Rio

Des réfugiés au camp d'Eléonas, à Athènes, le 28 janvier 2016.
Des réfugiés au camp d'Eléonas, à Athènes, le 28 janvier 2016. Aris Messinis, AFP

Le CIO a annoncé qu'une délégation de réfugiés serait constituée aux Jeux olympiques 2016, à Rio de Janeiro (Brésil). Cette équipe pourrait compter cinq à dix athlètes dans ses rangs et défilera derrière le drapeau olympique.

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Ce sera sans aucun doute l'une des images fortes des prochains Jeux olympiques. Jeudi 28 janvier, dans la foulée d'une visite dans un camp de migrants à Athènes, le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach a annoncé qu'une délegation de réfugiés serait invitée à participer aux prochains JO, à Rio, en 2016.

Cette sélection comprendra "des athlètes de haut niveau" qui seront identifiés par le CIO, et pourrait compter "autour de cinq à dix personnes", a précisé Thomas Bach. Ils défileront en tant que délégation officielle, en avant-dernière place du défilé, avant l'équipe brésilienne, et derrière le drapeau olympique, a-t-il précisé.

Il s'agit "d'envoyer un message d'espoir et de confiance aux réfugiés et d'attirer l'attention du monde sur le sort et le problème des 60 millions de réfugiés dans le monde", a expliqué le président du CIO lors d'une conférence de presse.

La flamme olympique dans un camp de réfugiés

Concluant une visite dans le centre d'accueil d'Eléonas, où sont actuellement hébergés quelque 500 demandeurs d'asile et migrants, il a salué "le travail remarquable" de prise en charge des arrivants effectué par le pays, devenue la porte d'entrée en Europe de l'exode en cours.

Il a aussi annoncé que le relais en Grèce de la flamme olympique, qui doit être allumée en avril à Olympie, dans le Péloponnèse, passera par le camp d'Eléonas, dans un quartier industriel d'Athènes, tandis qu'un réfugié y participera.

"Nous sommes ici pour montrer notre soutien à ce que fait la Grèce, et notre solidarité avec les réfugiés qui souffrent tant", a déclaré Thomas Bach, qui s'est entretenu avec plusieurs habitants du camp, notamment un Iranien, Farhad Takallo, se présentant comme champion de tir, et dont il a pris les coordonnées.

Plusieurs athlètes déjà identifiés

Mais s'il a émis l'espoir de pouvoir s'entraîner en Grèce, et s'est affirmé prêt à y rester si des opportunités lui étaient offertes, Farhad Takallo a aussi demandé de l'aide à la délégation du CIO pour continuer sa route en Europe, alors que la route des Balkans est fermée depuis novembre aux ressortissants d'autre pays que la Syrie, l'Irak et l'Afghanistan.

"Je veux aller en Allemagne ou ailleurs, pouvez-vous m'aider à passer les frontières de Macédoine", a-t-il demandé aidé par une interprète à Pere Miro, directeur général adjoint des relations avec le Mouvement olympique. "Nous ne pouvons aider que pour ce qui relève du sport", lui a répondu ce dernier.

Le CIO avait déjà indiqué en décembre avoir identifié trois athlètes qui ont fui leur pays dans le cadre de la crise des réfugiés et pourraient prétendre à une qualification pour les Jeux Olympiques de Rio 2016.

Il s'agit d'une "nageuse syrienne qui s'entraîne en Allemagne, d'un judoka de République démocratique du Congo réfugié au Brésil, et d'une Iranienne pratiquant le taekwondo et qui s'entraîne en Belgique", avait alors précisé l'instance.

Avec AFP

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