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Une primatologue coincée en France pour cause de minimum vieillesse

Un orang-outan et son bébé sur l'île de Sumatra, en avril 2013.
Un orang-outan et son bébé sur l'île de Sumatra, en avril 2013. Romeo Gacad, AFP

Basée en Indonésie, la primatologue Francine Neago est contrainte de rester en France pour rétablir ses droits pour l'allocation de solidarité aux personnes âgées. Cette spécialiste reconnue craint de voir sa fondation disparaître.

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Mise à jour (26 mars à 17h30) : le magazine Causette a révélé que plusieurs informations reprises dans cet article sont sujettes à caution. Lire nos explications ici.

A 85 ans, Francine Neago, une médecin et primatologue, lance un appel à l’aide. Réputée mondialement pour ses recherches sur l’étude et la protection des orangs-outans, cette Française qui réside normalement sur l’île indonésienne de Sumatra pour s’occuper de sa fondation Noah and his Ark, est forcée de vivre depuis quelques semaines dans un centre du Samu Social à Ivry-sur-Seine.

Comme le raconte le site du Monde, Francine Neago était revenue en France en décembre comme elle le fait tous les dix ans, dans l’idée de rester seulement quatre jours. "Elle espérait bien, dans ce délai, faire rétablir l’allocation de solidarité aux personnes âgées, de 800 euros par mois, que la France lui versait jusqu’alors sur un compte en banque parisien mais qui avait été récemment coupée", explique le journal. "Une nouvelle règle administrative exige, en effet, que le bénéficiaire réside sur le territoire français au moins six mois par an. Son dossier est resté bloqué".

Démunie financièrement, cette spécialiste ne sait pas quand elle va pouvoir repartir. Elle n’a même plus assez d’argent pour se payer le billet retour. A des milliers de kilomètres de son île, elle craint que sa fondation disparaisse. "Je ne peux pas laisser mes animaux pendant six mois. J’ai vécu très longtemps à l’étranger. Je n’ai pas l’intention de venir ici car ce serait me tourner les pouces et attendre la mort, tandis que là-bas il y a beaucoup de travail à faire", a-t-elle ainsi déclaré sur France Inter.

Faire appel à des mécènes

En s’exprimant dans les médias, cette chercheuse espère pouvoir attirer l’attention de mécènes qui pourraient la tirer de cette situation, et aussi soutenir ses nombreux projets à Sumatra. "Il faudrait qu’on fasse un labo et une salle d’opérations. On a toute sorte d’animaux comme des tigres et des éléphants. Nous les soignons et nous les remettons tout de suite dans la jungle. Il n’y a que les orangs-outans qui restent avec nous très longtemps", a-t-elle décrit.

Après avoir commencé à étudier le comportement des grands singes dans les années 60, Francine Neago a acquis une grande réputation en développant notamment un logiciel en partenariat avec l’université californienne UCLA pour enseigner le langage humain aux orangs-outans. Une passion qui n’a jamais cessé de l’habiter. "Tout ce qui compte pour lui, c’est l’amour. Vous lui donnez beaucoup d’amour et il vous en rend le double", résume-t-elle en parlant de ces singes qu'elle espère retrouver au plus vite.

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