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Procès Gbagbo : le camp de l'ancien président y croit encore

Michel Gbagbo, le fils de l'ancien président, lors de la retransmission à Abidjan du premier jour du procès de son père à La Haye, jeudi 28 janvier.
Michel Gbagbo, le fils de l'ancien président, lors de la retransmission à Abidjan du premier jour du procès de son père à La Haye, jeudi 28 janvier. Sia Kambou, AFP

Alors que le procès de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a enfin commencé à La Haye, ses partisans sont encore nombreux. À Yopougon, un quartier d'Abidjan, ils se sont rassemblés pour le soutenir.

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À la Cour pénale internationale (CPI), à la Haye, s’est ouvert vendredi 29 janvier le deuxième jour du procès de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, qui a plaidé non coupable de crimes contre l'humanité. Également convaincus de son innocence, nombre de ses partisans s’étaient rassemblés la veille, notamment au cœur du quartier de Yopougon, à Abidjan, bastion de l’ancien président.

Ces pro-Gbagbo continuent d'avoir confiance en leur ancien chef d'État. "Tout le monde est au courant que Gbagbo n’a rien fait", juge une habitante de Yopougon au micro de France 24. "Rien !", confirme un homme. Et la foule de scander : "Libérez Gbagbo ! Libérez Gbagbo !"

Doutes sur l'imparitalité de la CPI

Le fils de Laurent Gbagbo, Michel Gbagbo, s’est lui aussi rendu à Yopougon. "Je pense que nous avons besoin de justice et de vérité. Et je pense que finalement, nous avons besoin du président Gbagbo en Côte d’Ivoire pour une paix durable et un véritable début du processus de réconciliation", a-t-il confié à France 24.

Il a par ailleurs émis des doutes sur l'impartialité de la CPI : "Les démissions de magistrats, le fait que les témoins témoignent sous anonymat, le fait que le procès soit secret, le fait que les audiences se tiennent à huis clos, le fait (...) qu'on a accordé un temps supplémentaire (à la procureure Fatou Bensouda, NDLR), le fait que le président Gbagbo n'ait pas pu bénéficier d'une liberté provisoire, le fait que les poursuites sont toujours dans un seul sens, tout ça, ça interroge."

Le procès de l'ancien président ivoirien intervient cinq ans après des violences postélectorales qui ont fait 3 000 morts en Côte d’Ivoire. Laurent Gbagbo est le premier ex-chef d'État poursuivi par la CPI et son procès est un vrai test pour la Cour, entrée en fonction en 2003.

Avec AFP

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