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France : heurts à Calais lors d'un rassemblement anti-migrants à l'initiative de Pegida

Un policier disperse des manifestants rassemblés à l'appel de Pegida à Calais le 6 février.
Un policier disperse des manifestants rassemblés à l'appel de Pegida à Calais le 6 février. Phililppe Huguen, AFP

Des échauffourées ont éclaté, samedi, à Calais entre les forces de l'ordre et environ 150 manifestants réunis à l'initiative du mouvement islamophobe Pegida. D'autres rassemblements hostiles aux migrants sont prévus dans plusieurs pays d'Europe.

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Quelques échauffourées ont éclaté, samedi 6 février, vers 13 h 30 à Calais, dans le nord de la France, entre les forces de l'ordre et environ 150 personnes réunies à l'initiative du mouvement islamophobe Pegida. Lors de cette manifestation -  interdite - devant la gare de la ville, les protestataires ont scandé "On est chez nous !" ou "Journalistes collabos !".

Malgré les appels des gendarmes pour disperser le rassemblement, les forces de l’ordre ont chargé puis tiré des gaz lacrymogènes. Une vingtaine d'interpellations de manifestants ont eu lieu selon la police. Selon des journalistes de quotidiens régionaux, l'un des organisateurs de la manifestation, l'ancien général de la Légion étrangère de 1994 à 1999 Christian Piquemal, faisait partie des personnes interpellées.

Un hashtag #SoutienaugeneralPiquemal émerge sur Twitter

Samedi soir, de nombreuses réactions à l'arrestation de ce militaire venues de l'extrême droite agitaient les réseaux sociaux.

"Soutien au général #Piquemal, injustement et brutalement arrêté à #Calais !", a écrit sur son compte Twitter la députée Front national Marion Maréchal-Le Pen. Gilbert Collard, député du Var, exprimait lui aussi son mécontentement sur le même réseau social. "Le général Piquemal, ancien Cdt de la LE, vient d'être arrêté à Calais pour cause de manifestation: une honte !".

Sur Facebook, une page "Soutien au général Piquemal", où l'on pouvait voir les images de l'arrestation du militaire sous les huées des manifestants, affichait plus de 7 000 soutiens en début de soirée.

Le service communication de l'armée française, contacté par l'AFP, n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette interpellation.

Dès mercredi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait prévenu : "Toutes les manifestations, quels que soient leurs organisateurs" seraient interdites à Calais car elles étaient susceptibles de troubler l'ordre public et de déboucher sur des affrontements entre partisans de groupes d’extrême droite et d’extrême gauche.

Appel de Pegida à un rassemblement européen

Ce rassemblement à Calais a eu lieu alors que le mouvement Pegida, né en Allemagne à l’automne 2014, a appelé à un rassemblement commun dans 14 pays sous le mot d’ordre "Forteresse Europe". Dans l’après-midi, hormis à Dresde où 10 000 personnes s’étaient rassemblés, les appels à manifester avaient été peu suivis dans les autres pays européens.

"Si le mouvement est peu suivi, c'est parce que les partis traditionnels d’extrême droite gardent leurs distances avec ces groupuscules, analyse James André, journaliste à France 24. Il existe une défiance entre ces partis traditionnels qui veulent prendre le pouvoir par les urnes, et les mouvements comme Pegida présents dans les rues pour crier leur colère".

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