Accéder au contenu principal

Primaires américaines : les électeurs du New Hampshire aux urnes

Les électeurs votent dans la ville de Bow, dans le New Hampshire, le 9 février 2016.
Les électeurs votent dans la ville de Bow, dans le New Hampshire, le 9 février 2016. Spencer Platt, Getty Images North America/AFP

Les électeurs du New Hampshire votent, mardi, pour désigner leurs candidats à la présidentielle américaine. Côté républicain, Donald Trump est favori, tandis que chez les démocrates, c'est Bernie Sanders qui domine les sondages.

Publicité

Malgré le froid et la neige, les électeurs du New Hampshire ont voté, mardi 9 février, pour leurs candidats à la présidentielle américaine. Côté républicain, Donald Trump est favori de cette primaire, tandis que chez les démocrates, c’est Bernie Sanders qui est en tête dans les sondages.

Au total, 882 959 électeurs étaient appelés à voter (231 376 démocrates, 262 111 républicains, et 389 472 indépendants). Les autorités attendent une participation record.

Le tout petit État du Nord-Est (1,3 million d'habitants) est le deuxième à voter, huit jours après l'Iowa, et a historiquement un rôle particulier et disproportionné dans le long processus des primaires présidentielles. C'est lui qui donne une tendance, contraint souvent les plus faibles à l'abandon, et sauve parfois des campagnes mal parties.

>> À relire : "Caucus de l'Iowa : le républicain Cruz l'emporte, Clinton revendique la victoire côté démocrate"

Les électeurs de l'"État de granit", dont la devise est "Vivre libre ou mourir", sont aussi connus pour ne se décider souvent qu'au dernier moment, fragilisant les sondages. Parmi eux, 44 % d'indépendants et fiers de l'être, pouvant mardi voter démocrate ou républicain. Selon les premiers sondages à la sortie des urnes, 25 % auraient voté républicains, 41 % démocrate.

Près de la moitié des républicains et un quart des démocrates n'auraient pris leur décision que ces derniers jours, selon CNN. La moitié des républicains ont dit se sentir trahis par leur parti, 48 % préférant un candidat qui ne fasse pas partie de l'establishment.

La plupart des bureaux de vote ont fermé à 19 h (00 h GMT mercredi).

La campagne a été longue et tendue dans le New Hampshire. Certains candidats se sont copieusement insultés, les électeurs ont été saturés de publicités politiques télévisées, d'emails, coups de téléphone, visites à leur porte. Les candidats ont participé à des centaines de rencontres électorales dans des écoles, universités, gymnases, cafés, restaurants, en quête du moindre vote.

Côté démocrate, les quatre derniers sondages donnent à Bernie Sanders, 74 ans, entre 12 et 26 points d'avance, après l'Iowa où Hillary Clinton ne l'avait emporté que d'un cheveu. Il est "l’idole de la jeunesse et se dit lui-même 'socialiste', or c’est souvent un gros mot ici aux États-Unis", rappelle Emmanuel Saint-Martin, envoyé spécial de France 24 dans le New Hampshire.

"J'espère que le New Hampshire dira à l'Amérique que nous voulons que ce pays prenne une direction différente", a déclaré Bernie Sanders avant le début du vote.

Chez les républicains, huit candidats sont en lice. Depuis mai, tous les sondages donnent gagnant Donald Trump, "un milliardaire qui fait le clown à la tribune", explique Emmanuel Saint-Martin. Le candidat a su capitaliser sur la colère des Américains blancs modestes se sentant laissés-pour-compte.

Il est arrivé deuxième dans l'Iowa, où tous les sondages le donnaient aussi gagnant, et s'est montré plus mesuré et assidu dans le New Hampshire. Les quatre dernières enquêtes d'opinion lui donnent entre 11 et 21 points d'avance.

"Vous savez, j'aime gagner, j'ai gagné toute ma vie, c'est ce que je fais, gagner. Je ne me suis pas lancé pour perdre", a-t-il déclaré mardi sur MSNBC.

>> À lire : Ted Cruz, l'ultra-conservateur en tête des primaires de l'Iowa

La deuxième place est particulièrement disputée - dans les sondages - entre le sénateur conservateur de Floride et benjamin de la course Marco Rubio, 44 ans, le gouverneur modéré de l'Ohio John Kasich, qui espère créer la surprise, et le sénateur ultra-conservateur du Texas Ted Cruz, gagnant de l'Iowa. L'ancien gouverneur de Floride Jeb Bush, fils et frère de présidents, dont la campagne n'a jamais décollé en dépit de financements massifs, espère, lui, sauver la mise.

Après le vote de mardi, les regards se tourneront vers le Nevada et la Caroline du Sud, prochains États à voter.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.