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Attaques meurtrières contre l'ONU et l’armée au Mali

Photo d'archive montrant un gardien de la paix de la Minusma à Tombouctou le 8 avril 2015.
Photo d'archive montrant un gardien de la paix de la Minusma à Tombouctou le 8 avril 2015. Sébastien Rieussec, AFP

Au cours de deux attaques séparées dans le nord du Mali, vendredi, à Kidal et dans la région de Tombouctou, six casques bleus et trois soldats maliens ont été tués.

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Journée noire, vendredi 12 février, pour les militaires au Mali. Neuf d’entre eux, dont six casques bleus de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) et trois soldats maliens, ont été tués dans le nord du Mali au cours de deux attaques séparées attribuées à des jihadistes.

Dans la matinée, une attaque combinée du camp de la Minusma à Kidal, dans le nord-est du pays, a fait six morts et une trentaine de blessés. "Notre camp à Kidal a été attaqué ce vendredi tôt le matin par des terroristes (qui) ont attaqué à l'aide de roquettes. Il y a eu au moins deux heures d'échanges de coups de feu", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire au sein de la Minusma. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a condamné l’attaque, ainsi que le ministère français des Affaires étrangères, qui a par ailleurs assuré les autorités maliennes du soutien de Paris.

Parallèlement, trois soldats maliens sont morts et deux autres ont été blessés dans une embuscade dans la région de Tombouctou, dans le nord-ouest, où une attaque contre une base de policiers nigérians de la Minusma une semaine auparavant avait coûté la vie à un militaire malien, ainsi qu'à quatre assaillants. Cet attentat avait été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Une mission coûteuse en vies humaine

La Minusma, déployée depuis juillet 2013, est la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Ces groupes jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés du nord à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin d'un accord de paix entre le gouvernement et l'ex-rébellion.

Avec AFP

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