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Explosion d'au moins cinq grenades à Bujumbura

Un taxi après l'attaque à la grenade perpétrée à Bujumbura, le 15 février.
Un taxi après l'attaque à la grenade perpétrée à Bujumbura, le 15 février. Stringer, AFP

Au moins cinq grenades ont explosé lundi dans la capitale burundaise Bujumbura. Un enfant a été tué et au moins une trentaine de personnes blessées. La ville est en proie à une recrudescence d'attaques depuis le début du mois de février.

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Un enfant a été tué et au moins 32 personnes blessées dans l'explosion, lundi 15 février au matin, d'au moins cinq grenades dans la capitale du Burundi, Bujumburaselon un bilan du porte-parole de la police Pierre Nkurikiye, interrogé par téléphone depuis Nairobi.

Un enfant âgé d'une dizaine d'années a été tué au marché de Siyoni, dans le quartier de Ngagara, au nord de la ville, a indiqué une source policière.

Trois grenades, lancées par des hommes circulant à moto, ont explosé dans le centre de Bujumbura, dans les quartiers de Rohero et Buyenzi, et deux autres à Ngagara, selon des témoins contactés. "On ne sait pas ce qui se passe mais c'est clair, on veut nous terroriser. J'ai déjà entendu trois explosions de grenades et ici, près du rond-point central (de Rohero), il y a eu plusieurs blessés", cinq hommes et une femme, a déclaré un habitant de Bujumbura.

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Attaques à la grenade quasi-quotidiennes

Après un début du mois de janvier plutôt calme, Bujumbura est en proie à une recrudescence d'attaques à la grenade, devenues quasi-quotidiennes depuis début février. Le pouvoir et l'opposition se rejettent mutuellement la responsabilité de ces "attaques terroristes", qui se sont multipliées depuis le début de la crise au Burundi sans jamais être revendiquées.

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Le pays est plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature, fin avril 2015, du président Pierre Nkurunziza - réélu en juillet - à un troisième mandat.

Les autorités burundaises ont déjoué un coup d'État militaire en mai et ont brutalement réprimé six semaines de manifestations à Bujumbura, mais elles n'ont pu enrayer l'intensification des violences – désormais armées – et l'organisation de mouvements rebelles embryonnaires déterminés à chasser M. Nkurunziza.

Les violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 230 000 personnes à quitter le pays, parmi lesquels de nombreux opposants, militants associatifs et journalistes, selon l'ONU.

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Avec AFP

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