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Brexit : ce qui coince entre Londres et Bruxelles

Les discussions ont repris à Bruxelles vendredi 19 février 2016 entre Donald Tusk (g), président du Conseil européen, Jean-Claude Juncker (c), président de la Commission européenne, et David Cameron (d), Premier ministre britannique.
Les discussions ont repris à Bruxelles vendredi 19 février 2016 entre Donald Tusk (g), président du Conseil européen, Jean-Claude Juncker (c), président de la Commission européenne, et David Cameron (d), Premier ministre britannique. Yves Herman, Pool, AFP

Le Royaume-Uni et l'UE poursuivent leurs pourparlers pour éviter le scénario d'un Brexit. Parmi les quatre exigences formulées par David Cameron deux restent encore en suspens et contrarient les pays de l’Est et la France.

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À Bruxelles, la tendance jeudi était, selon Jean-Claude Juncker, à la conclusion d’un accord entre les 28 membres de l’Union européenne sur les exigences formulées par David Cameron au sujet du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Vendredi 19 février, deux points restaient néanmoins encore en suspens.
Dans la lettre de six pages adressée en novembre 2015 à Donald Tusk, le président du Conseil européen, David Cameron réclamait des mesures en faveur de la gouvernance économique britannique, la compétitivité, la souveraineté et l’immigration.

Sur ce dernier point, Londres réclame la possibilité d’instaurer une mesure visant à priver les ressortissants issus d’autres pays membre des allocations lors de leurs premières années au Royaume-Uni. Si les pays d’Europe de l’Est ont pour le moment cédé sur ce point, ils réclament des garanties, souligne Kattalin Landaburu, correspondante de France 24 à Bruxelles.

Ils souhaitent notamment obtenir l’assurance que cette mesure ne s’appliquera bien qu’aux derniers arrivants et pas aux ressortissants étrangers déjà installés. Ils souhaitent aussi que ce processus soit difficile à appliquer par crainte de voir d’autres États membres emboîter le pays au Royaume-Uni.

Pas de traitement de faveur

Deuxième point d’achoppement des discussions : le droit de regard que demande Londres sur les décisions prises au sein de la zone euro. Sur ce point, c’est la France qui s’est montrée d’une grande fermeté. Comme l’explique Kattalin Landaburu, "pas question pour Paris de donner un droit de veto à la Grande-Bretagne, ni que la City bénéficie d’un traitement de faveur". Paris redoute que le milieu de la finance britannique "se soustraie à l’application des régulations adoptées dans le cadre de l’union bancaire au lendemain de la crise financière".

Les discussions doivent se poursuivre vendredi entre Londres et ses 27 partenaires européens. "Pour le moment je peux seulement dire que nous avons fait certains progrès mais il reste encore beaucoup à faire", a averti Donald Tusk vendredi matin dans une courte allocution.

Avec AFP

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