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La résolution russe sur la Syrie rejetée par plusieurs membres du Conseil de sécurité

La Russie, alliée du régime syrien, avait convoqué des consultations d'urgence au Conseil pour soumettre un texte demandant à Ankara de cesser ses tirs sur les milices kurdes dans le nord de la Syrie et d'abandonner ses projets d'offensive terrestre.
La Russie, alliée du régime syrien, avait convoqué des consultations d'urgence au Conseil pour soumettre un texte demandant à Ankara de cesser ses tirs sur les milices kurdes dans le nord de la Syrie et d'abandonner ses projets d'offensive terrestre. Spencer Platt, Getty Images, AFP

La proposition de résolution de la Russie demandant à la Turquie de cesser ses tirs sur les milices kurdes et d'abandonner ses projets d'offensive terrestre en Syrie a été rejeté vendredi par plusieurs membres du Conseil de sécurité de l'ONU.

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La France, les États-Unis et d'autres pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont rejeté, vendredi 19 février, un projet de résolution russe visant à faire cesser les opérations militaires de la Turquie en Syrie, selon des diplomates.

Alors que le conflit va entrer dans sa sixième année, les espoirs de paix apparaissent plus minces que jamais, comme l'a reconnu l'émissaire de l'ONU, Staffan de Mistura.

>> À lire sur France 24 : "Russie-Turquie : une guerre par procuration en Syrie"

La Russie, alliée du régime syrien, avait convoqué des consultations d'urgence au Conseil pour soumettre un texte demandant à Ankara de cesser ses tirs sur les milices kurdes dans le nord de la Syrie et d'abandonner ses projets d'offensive terrestre.

Selon des diplomates, la France et quatre autres pays au moins (États-Unis, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Espagne), parmi les 15 membres du Conseil, ont rejeté d'emblée le texte proposé par Moscou, qui n'a quasiment aucune chance d'être adopté en l'état.

Devant cette levée de boucliers, l'ambassadeur adjoint russe Vladimir Safrankov a indiqué que la Russie était "prête à négocier" et a demandé à ses partenaires de lui proposer des amendements.

Moscou accusé de provoquer une "dangereuse escalade" en Syrie

L'ambassadeur français François Delattre – représentant permanent de la France auprès de l'ONU – a accusé Moscou de provoquer une "dangereuse escalade" en soutenant le régime syrien dans son offensive sur Alep (nord), tandis que son homologue américaine Samantha Power accusait Moscou d'avoir "cherché à faire diversion".

L'ambassadeur turc Yasar Halit Cevik a tenu à préciser à la presse que la Turquie "n'entrerait en Syrie avec des troupes terrestres que dans le cadre d'une action collective" menée par la coalition internationale ou sous couvert d'une résolution du Conseil. Il a cependant affirmé "le droit [d'Ankara] de se défendre".

Le président français François Hollande estime qu'il existe un "risque de guerre" entre la Turquie et la Russie, a-t-il déclaré lors de son entretien sur France Inter.

Alors que la Turquie a été frappé par un attentat le 17 février, Barack Obama a appelé Ankara et les milices YPG (les Unités de protection du peuple, bras armé de la principale formation kurde en Syrie, NDLR) à "faire preuve de retenue réciproque" au cours d'une conversation téléphonique avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan vendredi.

Ankara a accusé le PKK et les Kurdes syriens du YPG, mais l'attentat a été revendiqué par un autre groupe, dissident du PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK).

Avec AFP

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