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Élections iraniennes : les réformateurs sur le point de remporter les 30 sièges de Téhéran

Le président iranien Hassan Rohani, lors de son vote à Téhéran, le 26 février 2016.
Le président iranien Hassan Rohani, lors de son vote à Téhéran, le 26 février 2016. Présidence iranienne, AFP

Près de 60 % des électeurs iraniens ont voté le 26 février pour renouveler le Parlement et l'Assemblée des experts. Les réformateurs semblent faire la course en tête à Téhéran selon des résultats quasi définitifs communiqués dimanche.

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Les résultats des élections iraniennes visant à élire le Parlement (290 sièges) et l'Assemblée des experts (88 sièges), qui désigne le Guide suprême, tombent au compte-goutte mais une dynamique en faveur du camp réformateur à Téhéran est déjà visible. La liste "Espoir" des réformateurs et modérés partisans du président Hassan Rohani est sur le point de remporter la totalité des 30 sièges de députés de la capitale selon des résultats portant sur près de 90 % des voix exprimées, a annoncé la télévision d'État dimanche 28 février.

Autre victoire possible pour les réformateurs, celle d'Hassan Rohani et de son allié l'ex-président Akbar Hachemi Rafsandjani à l'Assemblée des experts, l’instance qui nomme le Guide suprême, selon un premier décompte partiel publié samedi soir par les médias iraniens.

Un pas de plus vers l'ouverture du pays

Un communiqué du ministère de l'Intérieur a par ailleurs précisé que le réformiste Mohammed Reza Aref était en tête des législatives à Téhéran, devant cinq autres réformistes. Cet ancien ministre et ex-candidat à la présidence, formé à l'université américaine de Stanford, était tête de liste du camp réformiste dans la capitale, où plus de 1 000 candidats briguaient les 30 sièges de députés à attribuer.

Modérés et réformistes, qui ont défendu l’accord international sur le nucléaire, paraissent donc en mesure d'enregistrer une progression appréciable au Majlis, le Parlement, au détriment du camp conservateur opposé à la détente des relations avec l'Occident et réputé proche du Guide suprême de la Révolution, l'ayatollah Ali Khamenei.

"Il y aurait vraisemblablement un raz de marée des réformateurs à Téhéran" explique Mariam Pirzadeh, correspondante de France24 dans la capitale iranienne. "Les trente sièges de députés de Téhéran seraient remportés par les réformateurs, mais il faut encore être prudent car les résultats définitifs arriveront dans les prochaines heures ou dans les prochains jours".

Des résultats préliminaires des élections parlementaires publiés samedi après-midi par les agences Fars et Mehr accordaient également une avance aux réformistes et aux candidats indépendants qui leurs sont liés face aux conservateurs dans plusieurs autres grandes villes.

>> À lire sur France 24 : "Quand la frontière entre réformateurs et conservateurs se brouille"

Taux de participation élevé

Les résultats définitifs, qui devront être confirmés par le puissant Conseil des gardiens de la Constitution, majoritairement conservateur, ne sont pas attendus avant mardi. Mais une chose est sûre, ces élections ont suscité l'enthousiasme des Iraniens. Un peu plus de 60 % des 55 millions d'électeurs ont participé au vote, selon le ministère de l'Intérieur iranien. À Téhéran même, la participation n’a été que de 42 %. La participation aux législatives de 2012 avait été de 64,2 %.

Les autorités avaient promis que tous les Iraniens auraient le droit de voter. Une promesse qui a été respectée puisque le dirigeant de l'opposition Mir Hossein Moussavi et son épouse ont voté pour la première fois depuis leur mise en résidence surveillée en 2011, a déclaré à Reuters Ardeshir Amir-Arjomand, un proche de l'ancien Premier ministre.

Avec AFP et Reuters

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