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Migrants : l'UE compte fermer définitivement "la route des Balkans"

Des migrants essayent de récupérer des vêtements près de la frontière gréco-macédonienne, le 6 mars 2016.
Des migrants essayent de récupérer des vêtements près de la frontière gréco-macédonienne, le 6 mars 2016. Louisa Gouliamaki, AFP

L'Union européenne table sur le sommet extraordinaire avec la Turquie à Bruxelles, lundi, pour faire cesser les arrivées de migrants en Grèce et interrompre leur parcours chaotique vers l'Allemagne à travers les Balkans.

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Lors d’un sommet extraordinaire à Bruxelles lundi 7 mars, l'Union européenne va solliciter la Turquie et soutenir la Grèce pour que ces deux pays l'aident à régler la crise migratoire. Cette réunion entérinera une position plus ferme sur la prise en charge des migrants et réfugiés qui parviennent en Grèce et formalisera la fermeture des frontières des pays situés sur la route des Balkans occidentaux.

"Le flux des migrants irréguliers le long des Balkans occidentaux arrive à son terme. Cette route est désormais fermée", est-il ainsi écrit dans le projet de déclaration finale du sommet, au moment où l'arrivée de 1,25 million de demandeurs d'asile divise comme jamais le bloc européen.

L'objectif est de "fermer dans les jours qui viennent la route des Balkans" par laquelle des migrants rallient l'Allemagne et la Scandinavie, a confirmé à l’AFP un diplomate européen.

>> À lire sur France 24 : "Crise migratoire : Hollande reçoit Merkel pour préparer le sommet crucial UE-Turquie"

Un climat de tensions avec la Turquie

Avant l'ouverture officielle du sommet, les 28 dirigeants européens déjeuneront avec le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, qui devait "préparer le sommet" dès dimanche soir à Bruxelles, à huis clos avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Cette réunion survient dans un climat de frictions récurrentes entre l'UE et la Turquie, candidate de longue date à l'adhésion. Avant de quitter son pays, Ahmet Davutoglu a affirmé que son pays avait fait des "pas importants" pour respecter sa part du "plan d'action" conclu en novembre avec l'UE afin de stopper les migrants quittant par milliers la côte anatolienne pour les îles grecques.

Ankara devrait ainsi s'engager à accepter au 1er juin des "réadmissions" en Turquie de migrants en situation irrégulière venant des îles grecques. Les Européens veulent aussi que la Turquie renforce la lutte contre les passeurs, avec l'aide de navires de l'Otan en mer Egée, qui peuvent désormais "opérer dans les eaux territoriales" grecques et turques, selon le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg.

Les dirigeants européens rassureront également les autorités grecques quant à leur volonté d'aider le pays à s'occuper des milliers de personnes actuellement bloquées sur son territoire. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a en effet qualifié dimanche d'"urgence absolue" le transfert de milliers de migrants vers d'autres pays de l'UE. La situation humanitaire reste dramatique : plus de 30 000 migrants demeurent bloqués en Grèce dans des conditions misérables, en raison des restrictions imposées par plusieurs pays des Balkans.

L'Union européenne doit rapidement débloquer une enveloppe de 700 millions d'euros sur trois ans pour aider la Grèce, plongée dans une terrible crise économique. Et lui fournir les moyens de mieux contrôler sa frontière extérieure, qui est aussi celle de l'UE, via l'agence européenne Frontex.

Avec AFP et Reuters
 

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