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Un clip de rap cru, cash et drôle de féministes pour répondre à Orelsan, Booba et Kaaris

Capture d'écran Youtube

Œil pour œil, dent pour dent... et insulte pour insulte. Deux féministes ont choisi de répondre à Orelsan, Booba, Seth Gueko et d'autres "rappeurs sexistes" dans un clip parodique.

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Poursuivi pour "provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence", Orelsan était relaxé le 18 février dernier par la cour d’appel de Versailles au nom de la "liberté d’expression". Une décision choquante pour Sarah Constantin, féministe et Femen de 30 ans : "Le mec appelle à violer ou même à tuer des nanas, et on appelle ça de la liberté d’expression ?" Hors de question de laisser passer ça. En dix jours, Sarah et une amie ont enregistré un titre et tourné un clip où elles aussi laissent parler leur liberté d’expression.

"Le mec appelle à violer ou même à tuer des nanas."

Le titre est en fait une satire du morceau "Saint-Valentin" d’Orelsan, où Sarah et Elvire n’ont fait que "traduire" les paroles en version féminine. "Suce ma bite pendant qu’j’regarde le foot. Et tape un rail de sperme avec mon foutre" devient donc : "Suce mon clit pendant que je te ratatine et tape un rail de mouille avec ma cyprine." Des paroles choquantes qui mettent mal à l’aise certains internautes mais qu’on entend "tout le temps" dans la bouche de rappeurs masculins.

Une avalanche de haters

Dans le viseur des deux filles ? Orelsan bien sûr, mais aussi Kaaris, Booba, Seth Gueko et Vald qui "tiennent ou ont tenus" des propos sexistes qui "banalisent les violences faites aux femmes". "Il y a des rappeurs qui ne parlent que de ça. Alors qu’il y a plein d’autres choses à dire. Le rap a toujours été un mode d’expression contestataire. Mais pas forcément pour être sexiste !", insiste cette fan de Kendrick Lamar qui lui préfère prendre le mic pour parler de société ou de politique, plutôt que pour taper verbalement sur les femmes.

Quelques heures après la mise en ligne, Sarah Constantin et Elvire D. Charles commencent à être la cible d’une "avalanche de haters" : "Preuve que dès que des femmes s’exposent, elles attirent les critiques." Mais ce n’est pas tout. "Les gens nous disent aussi courageuses. Je ne trouve pas. Ce n’est pas une question de courage, juste de civisme." Quoiqu’il en soit le but était "de faire rire" mais surtout "de faire éclore le débat". Et ça fonctionne.

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