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L'ONU s'inquiète du projet d'accord UE-Turquie sur les réfugiés

La chancelière allemande, Angela Merkel, et le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, lors d’une conférence de presse conjointe, le 8 mars 2016.
La chancelière allemande, Angela Merkel, et le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, lors d’une conférence de presse conjointe, le 8 mars 2016. John MacDougall, AFP

L'accord sur les réfugiés ébauché entre Ankara et l'UE s’est attiré des critiques de l’Onu mardi. Ce projet prévoit de renvoyer vers la Turquie tous les migrants arrivés en Europe via son territoire, y compris les demandeurs d'asile syriens.

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Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exprimé de vives réticences, mardi 8 mars, en ce qui concerne le projet d'accord entre l'Union européenne et la Turquie sur la gestion des flux migratoires. "Je suis inquiet que de nombreux pays européens prennent de plus en plus de mesures pour limiter l'asile", a-t-il estimé, à l’issue d’une rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Selon ce plan négocié lundi à Bruxelles, Ankara propose de reprendre tous les migrants arrivés en Europe via son territoire en échange d'une aide financière accrue et d'une accélération des négociations d'adhésion. Pour chaque Syrien reconduit en Turquie depuis la Grèce, un autre Syrien de Turquie serait par ailleurs accueilli dans un État membre de l'UE.

"De telles actions divisent les communautés, sèment l'instabilité et trahissent les valeurs et les standards qui sont le socle de l'Union européenne", a encore déclaré Ban Ki-moon.

Le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, s'est quant à lui déclaré "profondément préoccupé" par ce projet d'accord. "Je suis très inquiet face à toute décision qui impliquerait le retour pur et simple de quiconque d'un pays vers un autre sans que toutes les mesures de sauvegarde et de protection des réfugiés soient mises en place et respectent le droit international", a déclaré Filippo Grandi devant le Parlement européen réuni à Strasbourg.

>> À lire sur France 24 : "Sommet UE-Turquie : le 'demi-succès' d’Angela Merkel"

"Un demandeur d'asile ne doit être renvoyé vers un État tiers que si la responsabilité de l'évaluation de sa demande d'asile est assumée par ce pays tiers, a-t-il précisé, ajoutant qu'un filtrage devait en outre permettre d'identifier les populations les plus fragiles ne pouvant en aucun cas faire l'objet d'un renvoi.

Le projet d'accord entre la Turquie et l'Union européenne pourrait être entériné lors d'un sommet prévu les 17 et 18 mars.

Avec Reuters

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