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Yémen : échange de prisonniers et pourparlers inédits entre Houthis et Saoudiens

Des troupes pro-gouvernementales yéménites en faction dans la ville d'Aden, dans le sud du Yémen.
Des troupes pro-gouvernementales yéménites en faction dans la ville d'Aden, dans le sud du Yémen. Saleh al-Obeidi, AFP

Des responsables de la rébellion yéménite houthie sont actuellement en Arabie saoudite pour négocier une trêve à la frontière, théâtre de fréquents combats. Une démarche inédite qui coïncide avec une accalmie du conflit dans la zone.

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Une délégation de la rébellion yéménite des Houthis est actuellement en Arabie saoudite pour négocier une trêve à la frontière entre les deux pays, ont déclaré, mardi 8 mars, des responsables de la milice.

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Cet évènement inédit est le premier du genre depuis le début de la guerre au Yémen, où la rébellion chiite est la cible d'une campagne militaire lancée il y a un an par une coalition arabe que conduit Riyad, en appui du gouvernement yéménite. Les autorités tentent de reprendre le contrôle des régions et de la capitale Sanaa, tombées aux mains des rebelles depuis 2014.

"Les pourparlers [avec les Houthis,NDLR] portent uniquement sur une trêve à la frontière, sans aucun engagement sur les bombardements des zones tenues par les miliciens Houthis", a confié une source proche des négociateurs à l’AFP. La frontière représente l'un des fronts les plus meurtriers du conflit. "Le porte-parole officiel des Houthis, Mohamed Abdessalam, et des militaires figurent dans la délégation" des rebelles, a ajouté cette source sans plus de détails sur les pourparlers, tenus secrets.

Un responsable des rebelles, interrogé par l'AFP, s'est refusé à confirmer ou à démentir la rencontre avec les Saoudiens. "Pas de commentaire", a-t-il dit au téléphone depuis Saada, le fief des rebelles dans le nord du Yémen. Pour l'heure, le ministère saoudien des Affaires étrangères et la coalition arabe n'ont pas non plus confirmé la présence des Houthis.

Ces pourparlers interviennent au moment où l'ONU tente, en vain jusqu'ici, de relancer les négociations de paix entre les différentes parties yéménites, en panne depuis une première session organisée en Suisse du 15 au 20 décembre.

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Échange de prisonniers

Par ailleurs, la coalition militaire a annoncé, mercredi, dans un communiqué, qu’un caporal saoudien fait prisonnier au Yémen a été échangé contre sept Yéménites. Le texte, diffusé par l'agence officielle saoudienne SPA, ne précise pas explicitement que les prisonniers sont des rebelles.

Selon la coalition, cet échange a eu lieu à la suite d'une démarche de dignitaires et de chefs de tribus du Yémen visant à "instaurer le calme à la frontière entre l'Arabie saoudite et le Yémen en vue de distribuer de l'aide humanitaire dans les villages yéménites proches du théâtre des opérations".

Le commandement de la coalition a indiqué avoir répondu favorablement à cette démarche et envoyé de l'aide humanitaire au Yémen à travers le poste frontalier d'Alb.

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Depuis mars 2015, le conflit a fait plus de 6 100 morts et provoqué une crise humanitaire dans un des pays les plus pauvres de la région. La résolution 2216 de l’ONU prévoit le retrait des rebelles des zones qu'ils ont conquises depuis 2014 et la restitution des armes pillées à l'État.

Avec AFP
 

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