INDUSTRIE AUTOMOBILE

Le premier accident impliquant une voiture autonome de Google capturé en vidéo

Capture d'écran YouTube

La vidéo d'un accident de la circulation sans précédent a été publiée, puis retirée, puis republiée sur Internet : elle montre la première collision d'une voiture autonome de Google avec un autre véhicule.

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Circulez, il n'y a pas grand chose à voir ? La vidéo du premier accident de la circulation dont est "en partie responsable" une voiture sans conducteur de Google, mise en ligne mercredi 9 mars, n'est pas très spéctaculaire. La collision est à peine perceptible à l'œil nu, les voyageurs du bus percuté ne sont pas perturbés outre mesure par le choc, tandis que le conducteur apparaît tout d'abord inquiet avant de se reprendre et de faire comme si de rien n'était.

Cette vidéo, filmée par les caméras de surveillance du bus, n'est donc pas à la hauteur de l'attente placée en elle. Mais sa portée n'en demeure pas moins importante. C'est probablement pourquoi, elle est tour à tour retirée, puis remise en ligne sur YouTube.

Fin février, Google avait en effet reconnu être "en partie responsable" d'un accident de la circulation impliquant l'une de ses voitures autonomes en plein cœur de la la Silicon Valley. L'annonce avait fait grand bruit : il s'agit de la première collision causée par un véhicule sans conducteur. La vidéo vient confirmer ce constat.

Pas de blessé, mais des implications importantes

Certes, l'accident n'a blessé personne, mais il prouve que le futur de l'automobile n'est pas aussi sûr que les Google, Tesla et autres constructeurs de voitures autonomes le répètent à longueur de communiqués.

Le géant de l'Internet a assuré avoir "mis à jour" son logiciel de navigation pour mieux prendre en compte les régles de priorité et le poids des véhicules. Mais, maintenant que le précédent a été établi, la question va revenir sans cesse : l'intelligence artificielle que Google a mise derrière le volant est-elle vraiment programmée pour faire face à toutes les situations de conduite ?

Cette interrogation a des implications pratiques importantes. Si ces véhicules ne sont pas à 100 % sûrs, les assureurs vont probablement s'engouffrer dans la brèche. Le législateur va aussi demander des garanties très précises avant d'autoriser telle ou telle machine à conduire. Peut-être, comme le souligne l'Obs, sera-t-il alors question d'un permis de conduire pour robot ?

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