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Billet retour

Un an après le massacre de Peshawar, une enquête et un deuil impossibles

Capture d'écran France 24
Par : Claire DEBUYSER | Kamal ABDOURAHIM | Taha SIDDIQUI
3 mn

Le 16 décembre 2014 est surnommé "le 11-Septembre" du Pakistan. Ce jour-là, un commando du TTP, les Taliban pakistanais, tue 151 personnes, dont 134 enfants, dans une école militaire de Peshawar, au nord-ouest du pays. C’est l’attentat le plus meurtrier que le pays ait connu. Nos reporters y sont retournés pour aller à la rencontre des survivants du massacre et de parents qui peinent à faire leur deuil.

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L’accès à l’Army public school, l’école militaire de Peshawar, au nord du Pakistan, qui a été visée par un attentat le 16 décembre 2014, est interdit aux journalistes. À titre exceptionnel, France 24 a été autorisé à y pénétrer. Ce jour-là, les élèves jouent au basket-ball et l’auditorium, là où il y a eu le plus de victimes, a été refait à neuf. Le but de l’opération était de montrer qu'à l’Army public school, tout est revenu à la normale…

Mais certains ne retrouveront jamais leur vie d’avant. C’est le cas de Waleed, 14 ans, dont le visage témoigne à lui seul de ce qui s’est passé ce terrible 16 décembre, lorsqu'un commando taliban lourdement armé a tiré à bout portant sur les écoliers et les professeurs. Le jeune garçon a survécu à plusieurs balles reçues en pleine tête. Il a été opéré à de nombreuses reprises au Royaume-Uni et d’autres interventions sont programmées. Il est depuis retourné à l’école, mais se fatigue vite.

>> Sur France24.com, regardez aussi notre reportage : "Un an après l’attentat de Peshawar, les survivants restent traumatisés"

Nos journalistes, Claire Debuyser, Taha Siddiqui et Kamal Abdourahim, ont pu rencontrer des parents de victimes de l’attaque. Tous les 16 du mois, ils se réunissent pour partager leur chagrin et pour qu’on ne les oublie pas. Car de nombreuses questions demeurent. Comment un commando armé a-t-il pu pénétrer aussi facilement dans une école abritant des enfants d'officiers ?

En décembre 2015, un an après l’attentat, quatre personnes, présentées par les autorités comme ayant aidé à la préparation de la tuerie, ont été exécutées. Mais faute d’enquête transparente, personne ne sait qui elles sont exactement, ni quel aurait été leur rôle... Les parents qui osent critiquer les autorités, et surtout l’armée, subissent des pressions.

Depuis la tragédie, l’armée a renforcé sa présence à Peshawar avec de nombreux check-points. Le gouvernement a demandé aux écoles d’assurer elles-mêmes leur sécurité. Désormais, les enfants passent devant des gardes armés, avant de s’engouffrer dans des locaux protégés par des barbelés et des caméras de surveillance.

Malgré cela, Peshawar et ses environs restent la cible du terrorisme. Plusieurs attentats contre les forces de l’ordre ont depuis visé la ville et en janvier 2016, une branche des Taliban pakistanais s’en est pris à une université à une cinquantaine de kilomètres de là, provoquant la mort de 21 personnes.
 

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