Dans la presse

"S'il le faut, je mourrai noyé sous la pluie à Idomeni"

France 24
5 mn

Au menu de cette revue de presse internationale, mercredi 16 mars, les résultats du mini "Super Tuesday", des révélations sur l’attitude de l’administration américaine à l’égard de l’opposition syrienne modérée, et les récits de réfugiés syriens bloqués à Idomeni, entre la Grèce et la Macédoine.

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On commence cette revue de presse internationale aux Etats-Unis, où le républicain Donald Trump et la démocrate Hillary Clinton confirment leur avance, à l’issue du second «Super Tuesday».
 
Trump remporte la Floride, l'Illinois et la Caroline du Nord. Clinton, la Floride, l’Illinois, la Caroline du Nord, et l’Ohio, où le rival de Donald Trump John Kasich, est s’impose, côté républicain, tandis que Marco Rubio déclare forfait. Notez aussi que les résultats du Missouri sont toujours trop serrés  dans les deux camps, pour déterminer un vainqueur. Alors, heureux? Pas vraiment, à en croire Donald Trump, qui a réagi à ces résultats par ce commentaire, sur son compte Twitter: «Si les médias n’étaient pas autant de parti-pris contre Trump, Trump aurait emporté tous les délégués». Une diatribe de plus contre la presse américaine, régulièrement ciblée par le candidat, montré dans un dessin du Miami Herald se livrant à son sport préféré: la vocifération et l’insulte. Un problème de ton - c’est aussi ce qu’on reproché plusieurs commentateurs à Hillary Clinton. The Huffington Post s’interroge sur l’attitude de certains commentateurs mâles, qui ont fait part de leurs critiques, en particulier sur les réseaux sociaux, concernant le manque de sourires de la candidate démocrate et de sa façon de crier sur scène, lors du discours qu’elle a tenu à l’annonce des résultats. «Allez, souris, tu viens de passer une grande nuit», lui a écrit l’un d’entre eux, tandis qu’un autre commentait: «Hillary Clinton est en train de crier avec colère. Mais contre quoi est-elle en colère exactement?». «Baisse d’un ton et souris»: The Huffington Post ironise sur ces conseils «totalement amicaux, pas du tout sexistes», prodigués à l’ancienne secrétaire d’Etat.
 
Hillary Clinton et l’Administration américaines que l’opposition syrienne accuse de l’avoir abandonnée, livrée au régime de Bachar Al-Assad et aux djihadistes. Des accusations que semble confirmer la longue enquête publiée par Le Monde à l’occasion de l’entrée de la Syrie dans sa sixième année de conflit. Le journal dit avoir recueilli des documents exclusifs révélant effectivement que des rebelles modérés syriens transmettent aux services secrets américains des renseignements sur l'Etat islamique depuis 2013, mais que ces informations ont été et restent largement inexploitées. D’après le Monde, un homme, présenté comme «le maître-espion de l'Armée syrienne libre», aurait notamment transmis à la CIA, en vain, et pendant deux ans, des rapports très fouillés, nourris par son réseau d'informateurs, des données, des cartes, des photographies, de coordonnées GPS et des numéros de téléphone.«Du moment où l’organisation de l’Etat islamique comptait 20 membres à celui où il en a compté 20 000, nous avons tout montré aux Américains», assure-t-il. «(Mais) quand on leur demandait ce qu'ils faisaient de ces informations, ils répondaient de façon évasive, en disant ce que c'était entre les mains des décideurs».
 
Les Syriens, eux, continuent de fuir le pays par milliers. Des centaines d’entre eux sont à présent bloqués à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. A Idomeni, près de la frontière, Libération a rencontré Manaf, un Syrien venu d’Alep: «On vit comme des animaux, voilà trois jours que mes enfants dorment sous une tente qui prend l’eau». «Je ne bouge plus! J’ai déjà risqué la traversée périlleuse par la mer. Alors s’il le faut, je mourrai noyé sous la pluie à Idomeni», assure Mohamed, originaire de Homs. Sa famille avait une ferme, des maisons, des voitures. «Il ne reste plus rien, tout a été détruit. Je ne demande pas l’aumône. Les Européens savent que nous sommes un peuple travailleur. A l’école, comme à l’université, j’ai étudié l’Europe des Lumières, la construction de l’Union européenne, son attachement aux droits de l’homme. Comment peuvent-ils nous rejeter comme ça?».
 
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