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Pour Richard Stallman, Facebook est une menace pour la démocratie

Richard Stallman, le pape du logiciel libre.
Richard Stallman, le pape du logiciel libre. Thesupermat, Wikipedia Commons

Richard Stallman est le père des logiciels libres. Alors forcément quand il parle, on l'écoute, et attentivement, surtout quand il avertit du danger que représente Facebook pour la démocratie.

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"Il faut éliminer Facebook pour protéger la vie privée. Sans cette vie privée, sans la possibilité de communiquer et d’échanger sans être surveillé, la démocratie ne peut plus perdurer", déclare Richard Stallman dans un entretien au quotidien québécois Le Devoir publié lundi 14 mars. L'homme était de passage au Québec à l'invitation de l'université de Laval et du collège Dawson pour parler liberté numérique et logiciel libre.

Rockstar du Web, ce programmeur a initié le mouvement du logiciel libre en 1983. Convaincu qu'une société meilleure passe par le partage des savoirs et la libre circulation de la connaissance, il milite activement pour la fin du système de brevets logiciels, préférant la libre circulation des codes sources. D'ailleurs, au droit d'auteur "copyright", il oppose le "copyleft" : une autorisation d'utiliser, d'étudier, de modifier et de diffuser une œuvre sans autre contrepartie que la citation de l'auteur.

L'informatique privative, voilà l'ennemi !

L'adversaire de Richard Stallman s'appelle l'informatique privative : les Google, Microsoft et autre Facebook qui gouvernent les activités humaines avec des codes-sources cachés et autres attentions secrètes.

Il souligne d'ailleurs avec humour que le réseau social numérique de Mark Zuckerberg "utilise bien plus ses usagers que ses usagers ne l’utilisent". "C’est un service parfaitement calculé pour extraire et pour amasser beaucoup de données sur la vie des gens. C’est un espace de contraintes qui profile et fiche les individus, qui entravent leur liberté, qui induit forcément une perte de contrôle sur les aspects de la vie quotidienne que l’on exprime à cet endroit."

"L’informatique privative […] ne laisse aucune place à l’alternative de l’informatique libre", résume M. Stallman. "Les entreprises qui soumettent les gens avec ces produits gagnent beaucoup d’argent, argent qu’elles utilisent pour amplifier l’inertie sociale qui bloque toutes les portes de sortie."

La solution de Stallman ? Que les gouvernements combattent les injustices induites par le privé. Et aussi que le système scolaire enseigne la philosophie du logiciel libre : "C’est la seule façon de regagner collectivement la liberté perdue et de reprendre le contrôle sur des activités qui nous ont d’ores et déjà échappés", conclut-il dans son entretien.

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