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Rapports contradictoires sur la présence des avions de combat russes en Syrie

Des avions de combat russes en Syrie en 2015.
Des avions de combat russes en Syrie en 2015. AFP

L'armée américaine a annoncé vendredi le retrait de la plupart des avions de combat russes en Syrie, tandis que Moscou a déclaré que ses avions militaires menaient 20 à 25 raids aériens par jour autour de Palmyre contre le groupe État islamique.

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Les avions militaires de Moscou volent-ils toujours au-dessus du ciel syrien ? Quasiment plus, selon Washington. "Ils ont encore des hélicoptères et quelques avions de transport. Mais nous avons constaté que la majorité des appareils de combat avaient quitté la Syrie", a ainsi indiqué le colonel Patrick Ryder, porte-parole du Commandement central américain, à des journalistes au Pentagone, vendredi 18 mars. "Au cours de la semaine écoulée, nous n'avons pas vu d'avions russes mener des frappes en Syrie. Et les frappes anti-État islamique qui ont pu être menées l'ont été à l'aide de pièces d'artillerie", a ajouté l'officier.

Pourtant Moscou a indiqué, vendredi également, que ses avions militaires menaient de nombreux raids aériens pour soutenir l'armée syrienne dans son offensive contre le groupe État islamique (EI) du côté de la cité antique de Palmyre, au centre de la Syrie.

"Ces derniers temps, les forces armées et patriotiques du gouvernement (syrien), soutenues par l'aviation russe, mènent une opération d'envergure pour libérer la ville de Palmyre. En moyenne, les avions russes mènent 20 à 25 raids aériens par jour", a annoncé le général Sergueï Roudskoï, un haut responsable de l'état-major de l'armée russe, lors d'une conférence de presse.

L'OSDH confirme des frappes russes à Palmyre

La Russie, allié du régime de Bachar al-Assad qui combat rebelles et jihadistes, avait annoncé lundi un retrait partiel de ses forces de Syrie, plus de cinq mois après le début de son engagement militaire dans le pays. Moscou avait néanmoins prévenu qu'elle poursuivrait ses frappes contre des "objectifs terroristes", même si Vladimir Poutine a estimé que la tâche de ses forces armées en Syrie était "globalement accomplie".

Trois jours plus tard, jeudi 17 mars, le chef du Kremlin affirmait que des "combats féroces" avaient lieu autour de Palmyre. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l'armée russe a bien mené des frappes aériennes mardi dans la cité antique.

De son côté, l’EI, qui a conquis la cité antique en mai 2015, a affirmé dans une vidéo avoir tué mercredi et jeudi cinq soldats russes, dont un conseiller militaire "autour de Palmyre". Le ministère russe de la Défense n'était pas joignable dans l'immédiat pour réagir à ces affirmations.

Avec AFP et Reuters

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