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Mali : la mission militaire de l’UE attaquée à Bamako, un assaillant tué

Des soldats européens pendant l'attaque qui a visé le 21 mars un camp d'entraînement militaire de l'Union européenne à Bamako.
Des soldats européens pendant l'attaque qui a visé le 21 mars un camp d'entraînement militaire de l'Union européenne à Bamako. Habibou Kouyate, AFP

Quatre mois après l'attentat terroriste du Radisson Blu, des hommes armés ont attaqué lundi un camp d'entraînement militaire de l'UE en plein cœur de Bamako, la capitale malienne. Un assaillant a été tué et deux suspects ont été arrêtés.

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Quatre mois après l'attentat terroriste du Radisson Blu, à Bamako, une fusillade a éclaté, lundi 21 mars au soir, dans le même quartier de la capitale malienne, visant cette fois un camp d'entraînement militaire de l'Union européenne. Si l'attaque n'a pas été revendiquée, l'armée malienne parle déjà d'une attaque terroriste. 

"Il faut déplorer une nouvelle attaque terroriste à Bamako", a déclaré sur France 24 le porte-parole de l'armée malienne, qui estime que les forces de police et l'armée ont rapidement maîtrisé la situation."Les forces de l'ordre maliennes conjugées  aux militaires de la Minusma (la Mission de l'ONU au Mali) sont sur place et la situation est en train d'être gérée", a-t-il poursuivi.

Pas de blessé dans la mission de l'UE

Moins d'une heure après le début de l'attaque, deux suspects avaient été arrêtés et l'un d'eux "neutralisé", a indiqué la Mission de formation de l'Union européenne au Mali (EUTM).

Sur son compte twitter, la mission, qui compte près de 600 membres chargés de former les forces de sécurité malienne, a annoncé qu'aucun membre de son personnel n'avait été blessé. "Aujourd'hui le QG de l'EUTM-Mali a été attaqué. Personne n'a été blessé et aucun dommage n'a été occasionné", dit le message.

Une attaque "extrêmement violente et rapide"

Selon des témoins sur place, les assaillants - dont le nombre reste indéterminé - sont arrivés entre 20 heures et 20h30 et s'en sont pris à l'hôtel Nord Sud, le lieu de résidence des militaires instructeurs de l'EUTM, dans le quartier huppé de la capitale, ACI 2000. 

"Des dizaines de forces de polices se sont rapidement déployées dans l'hôtel qui n'est pas fréquenté par le public", témoigne François Rihouay, correspondant de France 24 au Mali. "L'attaque a été extrêmement violente et rapide. Les soldats tchèques qui assuraient la protection du quartier général militaire européen ont réagi vite et bien", poursuit le journaliste, citant une source militaire sur place. 

Malgré la vitesse de l'intervention, le consulat de France au Mali qui affirme qu'il s'agit d'une "attaque terroriste", a appellé ses ressortissants à rester à domicile "jusqu'à nouvel ordre".

Aqmi soupçonné

Lundi soir, l'attaque n'avait pas été revendiquée, mais les regards sur tournaient déjà vers Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et les groupes affiliés. 

"Les soupçons pèsent lourdement sur Aqmi et les groupes affiliés, tels que Al-Mourabitoune, qui ont frappé de manière inquiétantele des capitales d'Afrique de l'Ouest ces derniers mois ", rappelle François Rihouay, ajoutant que "ces groupes ont les moyens logistiques, humains et financiers pour assurer ce genre d'attaques, en plein cœur des capitales". 

Bamako avait déjà été visée par une attaque terroriste d'Al-Mourabitoune dans l'hôtel Radisson Blu, le 20 novembre dernier, où 22 personnes avaient été tuées. Aqmi a également revendiqué l’attentat de la station balnéaire de Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, qui a fait 19 morts le 13 mars. 

 

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