Accéder au contenu principal

Sarkozy-Azibert : les écoutes téléphoniques validées par la Cour de cassation

Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir des informations couvertes par le secret de l'instruction.
Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir des informations couvertes par le secret de l'instruction. Lionel Bonaventure, AFP

Les écoutes des conversations entre Nicolas Sarkozy et le haut magistrat Gilbert Azibert ont été validées mardi par la Cour de cassation. L'ancien président, qui a été mis en examen pour corruption et trafic d'influence, en contestait la légalité.

Publicité

Les écoutes téléphoniques des conversations entre Nicolas Sarkozy et le haut magistrat Gilbert Azibert ont été validées par la Cour de cassation, mardi 22 mars. Dans cette affaire, l'ancien président est mis en examen pour corruption et trafic d’influence : il est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir des informations couvertes par le secret de l'instruction.

Plus précisément, l’ancien chef de l’État est suspecté d’avoir tenté d’obtenir ces informations via l’entremise de Gilbert Azibert, alors magistrat à la Cour de cassation, et de son avocat historique Thierry Herzog. Et ce, dans le cadre d’une procédure sur la saisie de ses agendas, en marge de l’affaire Bettencourt, dans laquelle il a bénéficié d’un non-lieu.

En contrepartie, Sarkozy aurait promis d’intercéder en faveur d’Azibert pour qu’il obtienne un poste de prestige à Monaco, poste qu’Azibert n’a finalement pas obtenu. Pour l’ex-président, cela prouve qu’il n’a rien à se reprocher. Pour les enquêteurs, ce revirement peut s’expliquer par le fait que Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog venaient alors d’apprendre que leurs téléphones non officiels avaient été placés sur écoute.

Cette validation de la Cour de cassation assombrit un peu plus la situation judiciaire et politique de l'ancien président.

Car ce dossier "d'écoutes" a été découvert par hasard lors d'une enquête sur une autre affaire : celle des soupçons de financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2007. C’est lors de cette enquête que les juges ont découvert que Nicolas Sarkozy utilisait un deuxième portable sous le pseudonyme Paul Bismuth. 

Devant la Cour de cassation, lors de l’audience le 28 janvier, l’avocat de l’ancien chef de l’État, Me Patrice Spinosi, s’en est pris à ces "écoutes au long cours, à filet dérivant".

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.