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Le président congolais Denis Sassou-Nguesso réélu au premier tour

Denis Sassou-Nguesso, dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 mars 2016, donne une conférence de presse après la proclamation des résultats de l'élection présidentielle congolaise.
Denis Sassou-Nguesso, dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 mars 2016, donne une conférence de presse après la proclamation des résultats de l'élection présidentielle congolaise. Marco Longari, AFP

Denis Sassou-Nguesso a été réélu sans surprise à la tête du Congo-Brazzaville, selon les résultats officiels tombés dans la nuit de mercredi à jeudi. Le président sortant a obtenu 60 % des suffrages lors du scrutin du 20 mars.

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Le président congolais sortant, Denis Sassou-Nguesso, qui cumule 32 ans de pouvoir à la tête de son pays, a été réélu dès le premier tour lors du scrutin présidentiel de dimanche avec 60 % des voix, a annoncé, jeudi 24 mars, le ministre de l'Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou.

Ce dernier a fait cette annonce à la télévision nationale peu après 3 h 30 du matin, après avoir égrené pendant plus de deux heures et demie les résultats locaux à l'échelle des circonscriptions du pays.

Selon le décompte officiel, Guy-Brice Parfait Kolélas arrive deuxième avec un peu plus de 15 % des voix, et le général Jean-Marie Michel Mokoko troisième avec environ 14 %.

Mercredi, ces deux candidats d'opposition avaient contesté les résultats partiels publiés la veille par la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), qui donnait Denis Sassou-Nguesso en tête avec 67 % des voix.

"Comment voulez-vous qu'on accepte un tel résultat ?", a déclaré le général Mokoko en appelant à "un recompte des voix". "Je savais d'avance que les dés étaient pipés, mais nous avions accepté de jouer le jeu", a ajouté celui qui était jusqu'en février conseiller du président Sassou-Nguesso pour les affaires de paix et de sécurité, déplorant que les résultats publiés par la CNEI n'aient fait qu'avérer, selon lui, ses "présuppositions".

Un black-out sur l’ensemble du pays le jour du scrutin

Vivien Manangou, porte-parole de Guy-Brice Kolélas, a estimé pour sa part que la réélection de Denis Sassou-Nguesso relevait d'une "fraude massive" et de la "magie".

La candidature du président sortant, né en 1943, a été rendue possible après un récent changement de Constitution qualifié de "coup d'État constitutionnel" par ses détracteurs.

La consultation électorale de dimanche, pour laquelle concouraient neuf candidats, s'est déroulée en l'absence de télécommunications dans l'ensemble du pays. Les autorités avaient déclaré avoir ordonné ce black-out à la veille du scrutin pour des raisons de "sûreté nationale" afin d'empêcher l'opposition de commettre une "illégalité" en publiant elle-même les résultats de l'élection.

Denis Sassou-Nguesso a dirigé le Congo-Brazzaville, petit pays pétrolier d'Afrique centrale, sous le régime du parti unique de 1979 à 1992. Battu cette année-là par Pascal Lissouba à l'élection présidentielle organisée après l'instauration du multipartisme, il est revenu au pouvoir en 1997 à l'issue d'une violente guerre civile. Il a été élu président en 2002 puis en 2009.

Avec AFP

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