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Adan, le lycéen frappé par un policier, s'exprime : "Il m'a mis un poing, je l'ai senti passer"

Le lycéen, âgé de 15 ans, à terre après avoir reçu un coup de poing dans le nez.
Le lycéen, âgé de 15 ans, à terre après avoir reçu un coup de poing dans le nez.

La vidéo de la scène a choqué des milliers d'internautes jeudi soir. Adan, le lycéen frappé par un policier alors qu'il manifestait contre le projet de loi travail, a donné de ses nouvelles ce vendredi matin. Et deux enquêtes viennent d'être ouvertes.

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Ce vendredi matin, Adan, 15 ans, s'est exprimé au micro de France Info après avoir été violenté par un policier la veille devant son lycée Henri-Bergson, dans le XIXe arrondissement de Paris. Le garçon raconte : "On était en train de manifester. On a jeté des œufs et un policier s'en est pris un dans la tête. Ils ont commencé à nous courir après. On a jeté de la farine, on a continué à courir. Et quand je me suis arrêté, il y en a un qui m'a foncé dessus, il m'a frappé à terre. Et après il m'a dit 'lève toi, lève toi'. Il m'a mis un poing, je l'ai senti passer. J'avais la tête qui tournait".

Adan continue : "Ensuite il m'a dit 'C'est pas fini, tu verras au commissariat', mais après ce n'était plus lui qui s'occupait de moi". Conduit au commissariat où des policiers lui conseillent de nettoyer son nez en sang, le jeune lycéen est finalement rentré chez lui sans même voir de médecin. "J'ai un sentiment d'injustice, on m'a frappé pour rien du tout, j'étais déjà au sol", confie Adan. 

VOIR AUSSI : Loi Travail : la manifestation étudiante violemment réprimée par les forces de l'ordre

Alors que la vidéo de la scène a été vue par plus de 700 000 personnes sur YouTube, l'IGPN, "la police des polices", a contacté la famille d'Adan dans la soirée et ouvert une enquête administrative. Le parquet de Paris a lancé une investigation pour violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique.

Adan, qui se plaint de "douleurs dans tout le haut du corps" a désormais rendez-vous pour faire constater et soigner ses blessures.

Depuis Bruxelles, Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, a réagi : "Ces images sont choquantes et m'ont choqué car elles ne correspondent pas à l'image que l'immense majorité des policiers de France se font de leur mission".

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