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Le Pape critique "la conscience anesthésiée" de l’Europe vis-à-vis des migrants

Le pape François lors de la prière de la fin du Chemin de croix au Colisée de Rome, le 25 mars 2016.
Le pape François lors de la prière de la fin du Chemin de croix au Colisée de Rome, le 25 mars 2016. AFP

Le pape François s'en est pris aux Européens vendredi, lors d'une prière à l'occasion du Vendredi saint, durant laquelle il a fustigé "la conscience insensible et anesthésiée" de l'Europe vis à vis des migrants.

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Le pape François a dénoncé vendredi 25 mars "la conscience insensible et anesthésiée" de l'Europe vis à vis des migrants lors d'une prière à la fin du Chemin de croix au Colisée de Rome.

La Méditerranée et la Mer Egée "sont devenues un cimetière insatiable, image de notre conscience insensible et anesthésiée", a déploré le souverain pontife dans une prière prononcée à l'issue de la cérémonie du Vendredi saint, qui commémore chaque année la passion et la mort du Christ. Il a renouvelé son appel aux pays de l'Union européenne à accueillir dignement des centaines de milliers de demandeurs d'asile et immigrés.

Condamnation des pédophiles, des terroristes et des marchands d’armes

Le pape a condamné aussi avec force la pédophilie dans le clergé, dénonçant "les ministres infidèles qui au lieu de se dépouiller de leurs vaines ambitions dépouillent même les innocents de leur dignité".

Evoquant les offensives jihadistes qui touchent l'Afrique, le Moyen Orient jusqu'au cœur de l'Europe, le chef de file des catholiques a dénoncé "les fondamentalismes et le terrorisme des adeptes de certaines religions qui profanent le nom de Dieu et l'utilisent pour justifier leurs violences inouïes". Ce sont "les vendeurs d'armes qui alimentent le four des guerres avec le sang innocent des frères", a-t-il fait remarquer.

Faisant allusion aux persécutions des chrétiens, le pape a déploré "le silence lâche" du monde pour "nos sœurs et nos frères tués, brûlés vifs, égorgés et décapités avec des épées barbares".

Contre les fondamentalistes et la laïcité de certains Occidentaux

Il a encore fustigé le fondamentalisme rigide de certains religieux, y compris dans l'Église catholique, "docteurs de la lettre et non de l'esprit, de la mort et non de la vie, qui au lieu d'enseigner la miséricorde et la vie, menacent de punition et de mort et condamnent le juste". Ces "cœurs endurcis jugent facilement les autres, prêts à les condamner même à la lapidation", a-t-il observé.

Mais le pape a aussi vivement critiqué la conception de la laïcité de certains pays occidentaux qui interdisent l'expression de la foi et de signes religieux comme les crucifix dans les espaces publics. Certains veulent "enlever" Jésus "des lieux publics et l'exclure de la vie publique, au nom de quelque paganisme laïc ou même au nom de l'égalité que Jésus nous a lui-même enseignée".

Avec AFP

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