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En images : que reste-t-il du patrimoine de Palmyre ?

Un soldat syrien tient dans sa main un des drapeaux de l'organisation État islamique, le 27 mars 2016.
Un soldat syrien tient dans sa main un des drapeaux de l'organisation État islamique, le 27 mars 2016. AFP

La reprise de Palmyre, dimanche, par les troupes de l’armée syrienne a permis de (re)découvrir la cité antique, vieille de 2000 ans - du moins ce qu'il reste. État des lieux du site, un an après le passage des jihadistes de l’EI.

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Cela faisait presque un an que la ville antique de Palmyre, vieille de 2 000 ans, était aux mains de l’organisation État islamique. Mais le 27 mars, l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe, a repris la ville, signant un an après sa cuisante défaite un retour militaire et symbolique sur son territoire.

En mai 2015, les jihadistes s'étaient emparés de la célèbre cité provoquant un émoi considérable parmi la communauté internationale. Le monde avait assisté, choqué, à la destruction d’une partie de ces ruines, classées au patrimoine mondial de l’Unesco. Il avait également été horrifié par la décapitation de l’ancien directeur des Antiquités de la cité antique, Kaled al-Assaad, âgé de 82 ans. Il était l’un des plus éminents experts du monde antique.

C'était l'un de sites majeures de la vieille ville. Il a été détruit à la dynamite par les jihadistes de l'EI, en août 2015. (À gauche, le temple de Bel en mars 2014, à droite, le même temple, en mars 2016).
C'était l'un de sites majeures de la vieille ville. Il a été détruit à la dynamite par les jihadistes de l'EI, en août 2015. (À gauche, le temple de Bel en mars 2014, à droite, le même temple, en mars 2016). AFP

Que reste-t-il alors des joyaux de l'antiquité romaine ? L’organisation jihadiste avait fait exploser, le 4 octobre, l’arc de triomphe de Palmyre. Deux mois avant, en août, elle avait déjà détruit à l’explosif les temples de Bel et de Baalshamin. Partout, aujourd'hui, des statues déchues et des restes de colonnes romaines jonchent le sol.

Le chef des Antiquités syriennes, Mamoun Abdelkarim, se veut toutefois rassurant, affirmant à l'AFP que "le paysage général est en bon état" et que Palmyre "redeviendra comme avant". De nombreux vestiges comme l'Agora, les bains, le théâtre romain ou encore les murailles de la cité, demeurent presque intactes, et n’ont été que légèrement endommagées. "J'étais le directeur des Antiquités le plus triste au monde, je suis aujourd'hui le plus heureux", a-t-il encore dit.

En octobre 2015, les jihadistes de l'EI ont dynamité l'Arc de Triomphe, vieux de 2 000 ans. (À gauche, le vieux monument photographié en mars 2014, à droite, le même monument, en mars 2016).
En octobre 2015, les jihadistes de l'EI ont dynamité l'Arc de Triomphe, vieux de 2 000 ans. (À gauche, le vieux monument photographié en mars 2014, à droite, le même monument, en mars 2016). AFP

Même soulagement du côté d’un soldat syrien interrogé sous couvert d’anonymat par l’AFP. "Nous étions si effrayés à l'idée d'entrer sur le site antique et de le trouver complètement détruit […] Nous avions peur de regarder...mais quand nous sommes entrés, nous avons été soulagés".

La ville "moderne" a quant à elle énormément souffert du passage des jihadistes et des raids aériens des derniers jours. Selon un correspondant de l'AFP sur place, Palmyre ressemble aujourd’hui à une ville fantôme, la quasi-totalité des habitants ayant fui les bombardements. D'énormes destructions y témoignent de la violence des combats. Dans chaque quartier, les immeubles portent l'impact de balles et des trous béants défigurent leurs façades.

Palmyre en mars 2016
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Avec AFP

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