Dans la presse

"L'écologie, l'avenir de la gauche ?"

France 24
5 mn

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 30 mars, les nouvelles manifestations prévues demain contre la loi Travail, les arguments du gouvernement, l'avenir de la gauche. La contre-attaque d'Anne Lauvergeon, le salaire du patron de PSA et une plongée dans les "Molenbeek français".

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À la une de la presse française, les nouvelles manifestations prévues jeudi 31 mars contre la loi travail. Une partie des syndicats, dont la CGT, juge toujours le texte, présenté hier devant les députés, trop défavorable aux droits des salariés, malgré les concessions du gouvernement. "Tous dans la rue !", lance "L’Humanité", qui promet une mobilisation "spectaculaire", dénonçant une nouvelle fois "le tour de passe-passe gouvernemental" qui aurait "consisté à laisser croire à des reculs et à des réécritures". "Manuel Valls n’a rien modifié d’essentiel dans ce texte si outrancièrement régressif qu’il inquiète les plus jeunes d’entre nous, au point de les inciter à battre le pavé". Des jeunes confrontés à un avenir incertain, mais qui resteraient confiants, d’après "La Croix", qui publie un sondage indiquant que 62 % des 18-25 ans se disent sereins pour l’année à venir, 56 % pour les dix prochaines années. Ils semblent aussi conserver un bon niveau de confiance envers les patrons : 53 % disent leur faire confiance.
 
Malgré la contestation, le gouvernement continue de défendre son projet. Dans "Libération", Michel Sapin, qui présente ce matin sa loi anti-corruption – dont ses détracteurs relèvent qu’elle n’évoque plus une réforme phare, la possibilité pour les entreprises incriminées de plaider coupable, martèle que "les neuf dixièmes des mesures proposées ont fait l’objet d’une concertation très large". À propos de la colère d’une partie de l’électorat de Hollande, le ministre des Finances dit vouloir "briser (le) mur du scepticisme à gauche. Le temps est venu pour le Président de remettre en avant les idéaux de gauche dans tout ce qu’il a fait depuis 2012". Les idéaux de gauche, mais de quelle gauche? D’après Slate, "la pensée stratégique à gauche ne peut désormais plus faire l’impasse sur la question environnementale". Et "si l’écologie politique était, malgré tout, l’avenir de la gauche ?", s’interroge le site.
 
De l’écologie au nucléaire. À la une également ce matin, la contre-attaque de l’ancienne patronne d’Areva, Anne Lauvergeon. Accusée d’être responsable de la déconfiture et du démantèlement du géant du nucléaire, mise en cause dans le scandale Uramin, qui a coûté 2 milliards d’euros à Areva, "Atomic Anne" se dit dans "Le Parisien" prête à "encaisser sans se plaindre les malveillances et les coups tordus" : "la violence des attaques me sidère», déclare celle qui s’est reconvertie dans le conseil en entreprise. Anne Lauvergeon a tenté, en son temps, de promouvoir le nucléaire nouvelle génération, l’EPR. Un choix stratégique contesté, alors que le gouvernement souhaite qu’EDF construise deux réacteurs de ce type en Grande-Bretagne – certains experts estiment que la santé financière du groupe est trop fragile pour se lancer dans un tel projet, selon "20 minutes".
 
Autre grand patron sur la sellette, le PDG de PSA, Carlos Tavares, a réussi, lui, à redresser les comptes de son entreprise en un an. Mais cette fois, c’est le doublement de son salaire, passé à 5 millions d’euros annuels, qui pose problème : "chance ou talent ?", s’interroge "L'Obs", qui rappelle "la disproportion entre son salaire et ceux de son personnel, qui ces derniers bloqués depuis des années, et ses avantages réduits au fil des ans". 
 
On termine du côté de ces "Molenbeek  français", évoqués par le ministre de la Ville, Patrick Kanner. "Le Figaro" propose une "plongée" dans des territoires présentés comme "perdus" pour la République et foyers de radicalisation islamiste. Le journal rappelle néanmoins que "l’antiterrorisme va au-delà de la logique des cités", comme l’a démontré le cas de Maxime Hauchard, ce bourreau du groupe État islamique qui paradait en novembre 2014 dans une vidéo de décapitations collectives. Un jihadiste originaire de Bosc-Roger-en-Roumois, un petit village de 3200 habitants, à quelques kilomètres de Rouen, dans l’ouest de la France.
 
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