Accéder au contenu principal

De la prison ferme pour un emoji de pistolet posté sur Twitter ?

Le fameux emoji "pistolet" au centre des débats
Le fameux emoji "pistolet" au centre des débats

Mercredi, le tribunal correctionnel de Pierrelatte, dans la Drôme, a condamné à six mois de prison un homme de 22 ans pour des "menaces de mort" sur son ex-copine. L'une d'entre elles était une émoticône représentant un pistolet.

PUBLICITÉ

En réalité, l'affaire est loin de se résumer à cette arme pixellisée. "Ça fait 3 ans que ça dure. Nous souhaitons que stoppe cette situation. Ma cliente est terrorisée, elle n’ose plus aller seule en ville, elle fait des cauchemars", a expliqué l'avocate de la plaignante, citée dans le Dauphiné Libéré.

Au cœur du problème, une rupture amoureuse très mal digérée par le jeune homme. Celui-ci inondait son ex-petite amie de messages et d'appels téléphoniques. Parmi eux, l'émoticône du pistolet, envoyée sur Twitter, sans autre commentaire. "Il l’a menacée car elle a porté plainte contre lui", affirme l'avocate. "Vous rendez-vous compte que cela peut être perturbant ?", a demandé le président de tribunal au prévenu.

VOIR AUSSI : Signaler sur Twitter la présence de contrôleurs dans les transports en commun pourra bientôt vous envoyer en prison

L'emoji pistolet n'est donc que la partie émergée de l'iceberg. D'autres messages encore plus explicites ont été adressés à la plaignante. "Je vais m’en prendre à ta mère, la tuer et te tuer", a par exemple lu son avocate, lors de l'audience.

Une menace que l'avocat de la défense a tentée de minimiser : "C’est une émoticône de 2 mm x 2 mm, sans un mot d’explication, inerte. Il n’y a aucun contexte de menace de mort. Dans son audition, la mineure ne dit jamais qu’il l’avait menacée de mort. En réalité, il n’y a rien que le pistolet. Pour moi, cette émoticône peut dire ‘Notre relation est morte’ ou à l’extrême limite ‘Je ne suis pas content’. Ce simple pistolet minuscule doit-il permettre à la juridiction d’entrer en voie de condamnation ? J’en doute."

Une plaidoirie qui est loin d'avoir convaincu le tribunal au vu du verdict rendu : 6 mois de prison dont 3 mois avec sursis, ce que le parquet avait requis. Le jeune homme devra aussi verser 1000 € de dommages et intérêts à son ancienne petite amie.

[Vu sur Numerama]

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.