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Le président sud-africain Zuma défend sa bonne foi après son revers devant la justice

La Cour constitutionnelle sud-africaine a indiqué que le président Jacob Zuma devrait rembourser les frais de sa propriété privée de Nkandla.
La Cour constitutionnelle sud-africaine a indiqué que le président Jacob Zuma devrait rembourser les frais de sa propriété privée de Nkandla. AFP

Le président sud-africain Jacob Zuma, jugé coupable de violation de la Constitution, a défendu sa bonne foi vendredi. Il a promis de rembourser les frais de sa propriété privée de Nkandla financée en partie avec des fonds publics.

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Le président sud-africain Jacob Zuma, mis en cause pour avoir effectué des travaux avec des fonds publics dans sa résidence privée de Nkandla, au KwaZulu-Natal, a clamé sa bonne foi lors d'une allocution télévisée vendredi 1er avril. Il a affirmé qu'il respectait le jugement et qu’il rembourserait une partie des sommes engagées, comme l'a exigé jeudi la Cour constitutionnelle. Jacob Zuma a aussi présenté des excuses pour "le malaise et la confusion" suscités par cette affaire.

La Cour constitutionnelle sud-africaine lui avait ordonné de rembourser une partie de la somme totale dépensée pour sa résidence privée de Nkandla. La décision a été rendue à l'unanimité des 11 juges, qui ont estimé que le président n'avait pas respecté la Constitution.

En 2014, une commission anti-corruption avait déjà établi que le président Zuma utilisait de l'argent public pour doter sa propriété d'une piscine, d'un centre pour visiteurs, d'un enclos pour le bétail et d'un poulailler. La médiatrice de la République Thuli Madonsela avait estimé qu’il devait rembourser l'argent dont il avait "indûment bénéficié". Jacob Zuma l'avait alors ignorée.

Le Trésor doit déterminer d'ici deux mois le "coût raisonnable" de ces travaux. Jacob Zuma aura ensuite 45 jours pour rembourser.

"Le président cherche à tromper l'Afrique du Sud"

Lors de son intervention télévisée, le président a affirmé que ses tergiversations et ses premières réponses au rapport rédigé il y a deux ans par la médiatrice de la République étaient dues à de "mauvais conseils juridiques". Il a ajouté qu’il avait toujours été "de bonne foi". "Je veux souligner que je n'ai jamais cherché délibérément ou consciemment à violer la Constitution", a-t-il dit.

L'opposition, qui demande la démission du président âgé de 73 ans, n'a pas été convaincue par ses déclarations. "Le président cherche à tromper l'Afrique du Sud. Il répète qu'il a toujours voulu rembourser. Mais en fait il n'a jamais voulu payer", a estimé le dirigeant de l'Alliance démocratique, Mmusi Maimane.

D’après les analystes, une destitution du président n'aurait aucune chance d'aboutir puisque son parti, le Congrès national africain (ANC), dispose de la majorité absolue au Parlement et lui reste largement fidèle. L’ANC a d’ailleurs accusé l'opposition de se servir de cette affaire pour tenter de faire éclater le parti au pouvoir.

Avec AFP et Reuters

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