Accéder au contenu principal

Dopage : des produits interdits prescrits à 150 sportifs par un médecin britannique

Photo d'archive prise en décembre 2015 au laboratoire anti-dopage de Châtenay-Malabris, près de Paris.
Photo d'archive prise en décembre 2015 au laboratoire anti-dopage de Châtenay-Malabris, près de Paris. Franck Fife, AFP

Filmé à son insu, un médecin britannique affirme avoir traité plus de 150 sportifs de haut niveau avec des produits interdits permettant d'améliorer leurs performances, selon le Sunday Times. Parmi eux figurent des joueurs de Chelsea et d'Arsenal.

Publicité

Peut-être un nouveau scandale de dopage au Royaume-Uni. Le Sunday Times affirme que 150 sportifs de haut niveau, dont des footballeurs de Premier League, se sont fait prescrire par un médecin britannique des produits interdits pour améliorer leurs performances.

Selon l'hebdomadaire britannique, déjà à l'origine de la révélation de plusieurs affaires de dopage touchant l'athlétisme en 2015, Mark Bonar, médecin âgé de 38 ans et installé à Londres, fait l'objet de soupçons depuis deux ans.

Filmé à son insu

Filmé à son insu, le docteur Bonar, un spécialiste de la lutte contre le vieillissement, affirme aux journalistes du Sunday Times avoir eu un réseau de "clients secrets", qui se serait constitué grâce au bouche-à-oreille, parmi lesquels figuraient des joueurs d'Arsenal, Chelsea et Leicester City. "Je ne fais pas vraiment de publicité... Je n'ai pas envie que les médias se penchent là-dessus, vous savez, et me tombent dessus", déclare-t-il.

Dans l'enregistrement, le médecin assure encore qu'il a travaillé avec des cyclistes britanniques ayant couru le Tour de France, des joueurs de tennis, ainsi qu'un boxeur britannique, un joueur de cricket anglais et des champions d'arts martiaux.

Pas de preuve

"Au cours des six dernières années, il a traité plus de 150 sportifs britanniques et étrangers avec des substances interdites telles que l'EPO, des stéroïdes et de l'hormone de croissance, et l'amélioration des performances sportives a été phénoménale", écrit le Sunday Times.

Le journal n'avance toutefois aucun nom et souligne le fait qu'il n'a pas de preuve que Bonar a effectivement collaboré avec ces sportifs, hormis le témoignage en caméra cachée du médecin.

Aucun élément ne permet non plus d'affirmer que les clubs en question étaient au courant des liens présumés entre Bonar et certains de leurs joueurs, ou des substances auxquelles ils auraient eu recours.

Le ministre britannique des Sports, John Whittingdale, a rapidement réagi dans un communiqué, dans lequel il s'est dit "choqué et très préoccupé" par ces allégations et a demandé l'ouverture immédiate d'une enquête indépendante.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.