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Le ministère de la Justice gravement endetté, selon Jean-Jacques Urvoas

Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, à l'Assemblée nationale lors d'une séance de questions au gouvernement, le 2 mars 2016.
Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, à l'Assemblée nationale lors d'une séance de questions au gouvernement, le 2 mars 2016. Joël Saget, AFP

Dans un entretien au Journal du Dimanche, le ministre de la Justice a répété ce qu'il avait dit sur France Inter, jeudi : la Justice "sinistrée" "n'a plus les moyens de payer ses factures".

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"Sinistrée", "en état d'urgence absolue" : le garde des Sceaux en poste depuis deux mois, Jean-Jacques Urvoas, décrit dans un entretien au Journal du Dimanche, paru le 3 avril, une justice "à bout de souffle", avec un ministère qui "n'a plus les moyens de payer ses factures".

Par exemple, "la direction de l'administration pénitentiaire a 36 millions d'euros de factures impayées pour des hospitalisations de détenus". Ou encore, "l'État a une dette de 170 millions d'euros" de frais d'interprètes, de laboratoires d'analyses ADN, d'experts, d'écoutes téléphoniques...

Paiements avec quatre mois de retard

"Tous ces prestataires privés sont payés au minimum avec quatre mois de retard", déplore le ministre qui a déjà poussé le même cri d’alarme jeudi 31 mars, lors de la matinale de France Inter. À l'antenne, il avait réclamé "beaucoup, beaucoup, beaucoup" d'argent à son collègue du Budget, Christian Eckert, afin de pouvoir éponger les dettes de la Justice.

Jean-Jacques Urvoas assure qu'"énormément d'efforts" ont été faits depuis 2012 "sur les créations de postes", de magistrats notamment. Mais, dit-il, "les budgets de fonctionnement n'ont pas suivi". Ainsi, poursuit-il, "je connais même un tribunal où on n'imprime plus les jugements, parce qu'il n'y a plus d'argent pour les ramettes de papier".

Avec AFP

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