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Karabakh : l'Azerbaïdjan annonce un cessez-le-feu, l'Arménie dément

Photo d'archive, prise en novembre 2014, montrant des exercices militaires conjoints des forces arméniennes et azerbaïdjanaises.
Photo d'archive, prise en novembre 2014, montrant des exercices militaires conjoints des forces arméniennes et azerbaïdjanaises. Karen Minasyan, AFP

L'Azerbaïdjan a annoncé un cessez-le-feu unilatéral dans le Haut-Karabakh région sécessionniste, à la suite d'affrontements meurtriers avec des forces arméniennes. Mais Erevan dément et affirme que les combats se poursuivent.

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Les autorités azerbaïdjanaises ont annoncé, dimanche 3 avril, un cessez-le-feu dans le Haut-Karabakh, région sécessionniste d'Azerbaïdjan, à la suite d'affrontements meurtriers avec des forces arméniennes. Mais, selon Erevan, les combats continuent. La région majoritairement peuplée d'Arméniens et qualifiée de "poudrière aux portes de l'Europe", a été vendredi et samedi le théâtre des affrontements les plus meurtriers depuis la fin de la guerre en 1994.

Dans la nuit de vendredi à samedi puis dans la journée de samedi, forces azerbaïdjanaises et arméniennes se sont affrontées, avec artillerie, chars et hélicoptères côté azerbaïdjanais. Les combats ont fait au moins 30 morts parmi les soldats - 18 Arméniens et 12 Azerbaïdjanais - et tué deux civils.

Appels au calme

L'Azerbaïdjan a reconnu qu'un de ses hélicoptères avait été abattu, et affirmé que ses troupes avaient pris le contrôle de plusieurs hauteurs stratégiques et d'un village - ce que Erevan a démenti.

Après une brève stabilisation samedi soir et en dépit des appels au calme venus de Moscou et d'Occident, les combats avaient repris, certes moins violents, pendant la nuit de samedi à dimanche. "Les forces arméniennes ont violé le cessez-le-feu 130 fois durant la nuit, tirant au mortier, au lance-grenade et avec des mitrailleuses de gros calibre" et "l'armée azerbaïdjanaise a répliqué", avait annoncé dimanche matin le ministère azerbaïdjanais de la Défense.

Au contraire, Erevan indiquait, de son côté, que les combats continuaient dimanche matin "dans le Sud", tandis que les séparatistes arméniens du Karabakh disaient subir des Azerbaïdjanais "des bombardements d'artillerie et de chars sur nos positions".

Moscou et Ankara en arrière-plan

Peu après, l'Azerbaïdjan annonçait son "cessez-le-feu unilatéral", assorti de conditions, prévenant que si les forces arméniennes ne cessaient pas "leurs provocations"", l'Azerbaïdjan s'emploierait à "libérer tous les territoires occupés par les Arméniens".

L'Azerbaïdjan, riche de son pétrole et dont le seul budget défense est plus important que le budget entier de l'Arménie, menace périodiquement de reprendre par la force la région séparatiste si les négociations n'aboutissent pas.

Dimanche, le président turc Recep Tayyip Erdogan a assuré qu'Ankara soutiendrait l'Azerbaïdjan "jusqu'au bout" dans ce conflit. L'Arménie, soutenue quant à elle par la Russie, répond qu'elle pourrait faire face à toute offensive.

Le Nagorny-Karabakh, rattaché à l'Azerbaïdjan à l'époque soviétique, a déjà été le théâtre d'une guerre qui a fait 30 000 morts et des centaines de milliers de réfugiés, principalement des Azerbaïdjanais, entre 1988 et 1994. Il est désormais peuplé majoritairement d'Arméniens. Malgré la signature en 1994 d'un cessez-le-feu, aucun traité de paix n'a jamais été ratifié.

Avec AFP

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