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Vidéo : la tension monte à Chios en Grèce avant les premiers renvois de migrants

Des migrants continuaient de protester devant le centre d'enregistrement et de sélection des migrants à Chios, en Grèce, le 3 avril 2016.
Des migrants continuaient de protester devant le centre d'enregistrement et de sélection des migrants à Chios, en Grèce, le 3 avril 2016. Louisia Gouliamaki, AFP

À la veille des premiers renvois de migrants vers la Turquie, en vertu de l'accord UE-Ankara, la tension est montée d'un cran, dimanche, à Chios, en Grèce. Bruxelles a envoyé des forces de sécurité pour encadrer l'opération.

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C'est dans la discrétion que les autorités grecques et européennes peaufinent, dimanche 3 avril, l'opération censée permettre le renvoi en Turquie dès lundi de centaines de migrants, aux termes d'un accord entre Bruxelles et Ankara.

La veille, en signe de protestation, des dizaines de migrants avaient bloqué une autoroute dans le nord de la Grèce dans le but de faire pression sur l'Union européenne (UE). Par ailleurs des Syriens et des Irakiens ont manifesté, samedi, puis de nouveau dimanche, à l'extérieur du centre d'enregistrement et de sélection des migrants de l’île de Chios.

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L'opération pourrait concerner l'ensemble des îles de la mer Égée situées face à la Turquie, où sont encore arrivées depuis le 20 mars, date d'entrée en vigueur de l'accord, quelque 6 000 migrants. Selon l'agence de presse grecque ANA, 750 migrants seront renvoyés entre lundi et mercredi.

"Nous avons dit aux autorités grecques que nous pouvions prendre 500 personnes [lundi] et elles nous ont donné 400 noms. Demain il est possible que le chiffre change", a indiqué de son côté le ministre de l'Intérieur turc Efkan Ala à l'agence turque Anatolia.

Arrivée de renfort de forces de sécurité européennes

Pour sa part, l'UE a envoyé des forces pour encadrer l'opération. Une journaliste de l'AFP a vu arriver dimanche sur l'île de Chios une vingtaine d'agents de Frontex, l'agence de surveillance des frontières de l'UE. La France a prévu l'envoi de 200 CRS, policiers et gendarmes.

Des sources policières sur Lesbos, dimanche, ont fait état d'une vague de demandes d'asile de dernière minute, puisque l'accord prévoit un examen individuel de chaque cas.

L'accord signé le 18 mars pour endiguer la vague qui a vu arriver en UE plus d'un million de migrants et réfugiés en 2015, et encore 150 000 en Grèce en 2016, prévoit que pour chaque Syrien renvoyé, un autre Syrien sera réinstallé depuis la Turquie vers l'UE, dans une limite de 72 000 personnes.

Avec AFP
 

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