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Dans la presse

"Tout est si beau à Panama"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, lundi 4 avril, les révélations des "Panama Papers", le coût du travail au noir en France, le manque de moyens de l'éducation nationale et de la justice, et une fan de François Hollande.

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À la une de la presse française, ce matin, les révélations du "Monde", qui publie les résultats d’une enquête sans précédent, menée en collaboration avec une centaine de journaux, et coordonnée par le Consortium international des journalistes d’investigation de Washington (ICJI).
 
Au cœur des "Panama Papers" se trouve l’un des champions mondiaux de la création de sociétés offshore, ces sociétés conçues pour masquer l’identité de leurs vrais propriétaires et, dans certains cas, cacher leur argent : le Panaméen Mossack Fonseca, qui oeuvre pour le compte de milliers de clients à travers la planète, parmi lesquels le Monde cite "140 personnalités de premier plan et responsables politiques", dont 12 chefs d'État – parmi lesquels 6 sont toujours en activité, notamment le président argentin Mauricio Macri, le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson, le président ukrainien Petro Poroshenko, le président des Émirats arabes unis et le roi d'Arabie saoudite. D’autres dirigeants voient leur nom cité en raison de la mise en cause de certains de leurs proches, comme le neveu du président sud-africain Jacob Zuma, la veuve de l'ex-chef d'État guinéen Lansana Conté, ou encore le secrétaire particulier du roi du Maroc. Les "Panama Papers" citent ainsi plusieurs membres du cercle rapproché du président russe Vladimir Poutine.
 
"Le Monde" revient sur le rôle d’un organisme bancaire russe, Bank Rossiya. Cette banque, fondée en 1990, au lendemain de la chute du Mur, est présentée comme la banque du premier cercle du pouvoir et aurait alimenté en fonds plusieurs sociétés offshore dont les vrais propriétaires seraient des proches de Poutine. "Le Monde" rappelle qu’un responsable de la Maison Blanche décrivait en 2014 cet établissement comme la "crony bank" du régime, la "banque des copains", et Iouri Kovaltchouk, son principal actionnaire, comme "le banquier personnel de nombre de ses dirigeants, à commencer par Poutine". Outre ces responsables politiques de premier plan, "les Panama Papers", désignent plusieurs personnalités, dont le footballeur Lionel Messi, et l’ex-responsable de l'UEFA, Michel Platini, accusé par d’être le vrai patron de Balney Enterprises Corp., une société offshore créée au Panama en 2007, au lendemain de sa nomination à la tête de l’instance sportive, et toujours active. Cette société détiendrait un compte dans une banque basée en Suisse, à Genève. Question du "Monde" : "À quoi sert Balney, créée à l’initiative de cette banque, et chapeautée par cinq directeurs, manifestement des prête-noms (de Michel Platini) ?" - question à laquelle l’ex-capitaine des Bleus n’a pas souhaité répondre, selon le journal, qui rapporte que l’ex-patron de l’UEFA assure en privé que ses "affaires sont tout à fait légales". Suite des contre-attaques et des révélations "Panama Papers", tout au long de cette semaine…
 
Si les personnalités mises en cause n’ont pas forcément agi dans l’illégalité, le travail au noir, lui, est clairement interdit. En France, le montant de la fraude aux prélèvements sociaux atteindrait les 6 à 7,4 milliards par an, d’après "Les Échos". Le travail au noir, tout comme la fraude fiscale, on le sait, signifie un manque à gagner pour l’État, et donc forcément moins de ressources pour les services publics. Selon "Le Parisien", depuis la rentrée 2015, 20 000 journées de cours dans les écoles, les collèges et les lycées français n’ont pas pu être assurées, faute d’enseignants. Le journal dénonce le manque de moyens de l'Éducation nationale, et notamment "les années de vaches maigres du quinquennat de Nicolas Sarkozy", pendant lequel 10 % des effectifs remplaçants ont été supprimés. Éducation nationale, justice, "20 minutes" s’alarme de voir la justice "étranglée par le manque de moyens", relayant les inquiétudes du ministre de la Justice. Jean-Jacques Urvoas a évoqué hier une justice "en état d’urgence absolue". En pleine période d’arbitrages de Bercy, chacun prêche pour sa chapelle, d’autant que la présidentielle approche à grands pas. Et s’il n’en reste qu’une, elle sera celle-là: dans "Le Parisien", Fleurette, retraitée, soutient François Hollande contre vents et marée, parce qu’elle le juge "honnête": "il n’a pas de casseroles aux fesses, c’est le seul depuis des lustres"...
 
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