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Exercices de simulation d'attentat à Bordeaux et Saint-Étienne

À l'approche de l'Euro-2016, plusieurs exercices de simulation d'attentat sont organisés en France.
À l'approche de l'Euro-2016, plusieurs exercices de simulation d'attentat sont organisés en France. AFP

Après les attentats de Paris et Bruxelles, les autorités mettent en place des exercices pour préparer les réponses à d'éventuelles attaques. Lundi une simulation d'attentat a été réalisée à Bordeaux, mobilisant 600 personnes.

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Plusieurs exercices de simulation d'attentats ont été organisés en France suite aux attaques du 13 novembre à Paris et Saint-Denis et du 22 mars à Bruxelles. Un exercice de simulation a notamment eu lieu lundi 4 avril au soir à Bordeaux, où auront lieu cinq rencontres de l'EURO-2016, qui se déroulera du 10 juin au 10 juillet dans l'Hexagone.

Cet exercice pour lequel quelque 600 pompiers, gendarmes, policiers, militaires, démineurs ou médecins ont été mobilisés visait à tester en région l'interaction des forces d'intervention, de secours, de santé et des services en charge de l'enquête.

Le scénario choisi était celui de trois terroristes armés tirant sur la foule faisant la queue pour entrer dans le périmètre de la fan-zone. L'un déclenchait une charge explosive au milieu de l'assemblée, tandis qu'un autre se retranchait avec des otages dans un bâtiment, entraînant l'intervention de l'unité spécialisée de la police, le RAID.

"Nous voulons que l'EURO-2016 se passe dans les meilleures conditions et c'est pourquoi nous multiplions les exercices afin d'éprouver les dispositifs mis en place pour pouvoir intervenir rapidement dans un contexte où la menace est extrêmement élevée", a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, présent lors de l'exercice avec la ministre de la Santé Marisol Touraine. "Il faut pour cela une bonne répartition sur le territoire national des GIGN, BRI et RAID qui permette une intervention entre les primo-intervenants, BAC et PSIG, et ces forces spécialisées en 15 à 20 minutes", a-t-il ajouté.

Pour Marisol Touraine, "l'exercice d'aujourd'hui fait suite à un retour d'expérience après les attentats du 13 novembre". "L'enjeu est de savoir comment nous pourrions prendre en charge un nombre important de victimes dans une région où les moyens hospitaliers ne sont pas de même nature qu'à Paris où il y a le plus grand hôpital d'Europe". Pour cela "nous avons mis en place des plans pour faire travailler ensemble différentes régions", a expliqué le ministre.

Après les attentats de Paris et Bruxelles, les autorités multiplient les exercices pour préparer les réponses à d'éventuelles attaques de diverse nature (radiologique, biologique et chimique). Deux précédents exercices ont été menés mi-mars à Nîmes et lundi à Saint-Étienne simulant des attaques durant le championnat d'Europe avec une substance contaminante.

L'horaire choisi lundi soir à Bordeaux n'est pas anodin car il coïncide avec un celui d'une retransmission d'un match sur grand écran sur la place des Quinconces qui pourrait réunir jusqu'à 62 000 personnes.

Avec AFP

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