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Les autorités de Tripoli cèdent le pouvoir au gouvernement d’union

Le nouveau Premier ministre libyen, Fayez al-Sarraj, le 3 avril 2016 à Tripoli.
Le nouveau Premier ministre libyen, Fayez al-Sarraj, le 3 avril 2016 à Tripoli. Mahmud Turkia, AFP

Les autorités libyennes non reconnues basées à Tripoli ont cédé le pouvoir mardi au gouvernement d'union nationale. Ce dernier, appuyé par l'ONU et la communauté internationale, veut incarner le rassemblement pour sortir le pays du chaos.

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Les autorités libyennes non reconnues basées à Tripoli ont cédé le pouvoir, mardi 5 avril, au gouvernement d'union nationale. Ce dernier veut se poser comme une force de rassemblement pour sortir le pays du chaos.

"Nous vous informons que nous cessons d'exercer nos fonctions exécutives, présidentielles et ministérielles", a annoncé le gouvernement de Khalifa Ghweil siégeant à Tripoli, dans un communiqué reçu par l'AFP et publié sur le site de son ministère de la Justice.

Et de justifier sa décision, prise "au vu des développements politiques à Tripoli", par la volonté de "mettre fin à l'effusion de sang et éviter la partition" du pays. Il souligne à l'occasion qu'il n'était "désormais plus responsable [...] de ce qui pourrait arriver dans l'avenir".

Cette annonce a coïncidé avec la visite dans la capitale libyenne de l'émissaire de l'ONU Martin Kobler qui tentait de convaincre ces derniers jours les autorités basées à Tripoli de laisser s'installer le gouvernement du Premier ministre désigné Fayez al-Sarraj. La communauté internationale, inquiète de l’instabilité en Libye, par où transitent des milliers de migrants vers l'Europe, œuvre depuis des mois à l'établissement d'une autorité unique et représentative.

Soutien de l'ONU

L'entretien entre le Premier ministre et Martin Kobler a porté sur "les moyens d'appuyer l'action" du gouvernement d'union et du Conseil présidentiel, un organe représentant les différentes factions libyennes qui a piloté la formation de l'exécutif, a indiqué à l'AFP un conseiller de M. Kobler qui a préféré garder l'anonymat.

"Nous voulons montrer le soutien de l'ONU et de la communauté internationale au Premier ministre Sarraj et aux membres du Conseil présidentiel", a dit M. Kobler à l'AFP. "J'encourage chacun à coopérer en vue d'un transfert du pouvoir immédiat et pacifique. L'ONU se tient prêt à fournir toute l'aide nécessaire à cette fin", avait-il ajouté.

>> À lire sur France 24 : La coalition anti-EI inquiète pour la Libye

Depuis son arrivée mercredi à Tripoli, le gouvernement d'union a reçu le soutien d'institutions clés comme la Banque centrale et la compagnie nationale pétrolière ainsi que celui de municipalités de villes de l'ouest et du sud libyens.

À l'étranger, la Tunisie voisine a annoncé lundi sa décision de rouvrir son ambassade à Tripoli, fermée en 2014 quand la ville était tombée aux mains de Fajr Libya. Les pays européens avaient fait de même face au chaos grandissant mais mardi la France a également dit étudier un retour.

Le gouvernement Ghweil était soutenu par la coalition de milices Fajr Libya, qui avait pris le contrôle de Tripoli en août 2014, poussant les autorités reconnues par la communauté internationale à s'installer dans l'est du pays. Ce pays riche en pétrole a sombré encore un peu plus dans le chaos avec ces deux autorités rivales se disputant le pouvoir. L’organisation de l’État islamique a notamment tiré partie de ces profondes divisions pour s'implanter dans le pays où il contrôle aujourd'hui la ville de Syrte, à l'est de Tripoli.

Avec AFP

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