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La Néo-Zélandaise Helen Clark veut devenir la première femme à la tête de l'ONU

Helen Clark, directrice du PNUD et ancienne chef du gouvernement de Nouvelle-Zélande (1999-2008).
Helen Clark, directrice du PNUD et ancienne chef du gouvernement de Nouvelle-Zélande (1999-2008). Toshifumi Kitamura, AFP

L'ancienne Première ministre de Nouvelle Zélande s'est lancée lundi dans la course à la succession de Ban Ki-moon. Elle est actuellement la femme la plus haut placée dans la hiérarchie des Nations-Unies.

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Bientôt une femme à la tête de l'ONU ? C'est en tous cas ce qu'espère Helen Clark, la femme la plus haut placée dans la hiérarchie des Nations unies. Ancienne chef du gouvernement néo-zélandais (1999-2008) elle a officialisé lundi 4 avril sa candidature à la succession de Ban Ki-moon, dont le mandat s'achève fin 2016.

Dans un entretien à l'AFP, la directrice du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'une des principales agences onusiennes spécialisées, a fait valoir son "expérience de dirigeante pendant près de trente ans, à la fois dans son pays et ici aux Nations unies", où elle dirige le PNUD depuis sept ans. "Je pense avoir l'expérience et les compétences pour occuper ce poste", a-t-elle affirmé.

Un mouvement s'est dessiné depuis quelques mois en faveur d'une femme à la tête de l'ONU, où depuis 70 ans huit hommes se sont succédé.

Mais Helen Clark insiste : "Je ne me présente pas parce que je suis une femme, mais parce que je crois être la mieux qualifiée".

L'ONU face à des défis
, doit se réformer

Cette succession survient à un moment où l'organisation est confrontée à la plus grave crise de réfugiés de son histoire et à des guerres en Syrie, au Yémen et au Soudan du Sud. Ses détracteurs la jugent inadaptée et incapable de se réformer.

Face à ces défis, Helen Clark veut rendre l'ONU plus efficace, face à "des conflits d'un genre nouveau". "Guerres civiles, acteurs non étatiques, extrémisme violent (..) réclament de nouvelles approches", a-t-elle expliqué.

Avec ses quelque 40 000 employés et un budget annuel de huit milliards de dollars, l'ONU est menacée de sclérose bureaucratique, alors qu'elle devrait "prendre les devants", a estimé la candidate. "Je suis connue pour être pragmatique, concentrée sur les résultats à obtenir", a-t-elle relevé.

Le choix du successeur de Ban Ki-moon entre les mains du Conseil de sécurité

Les milieux onusiens s'attendaient depuis plusieurs mois à l'entrée en lice d'Helen Clark. Des diplomates la considèrent comme une candidate de premier plan mais s'interrogent sur sa capacité à mobiliser l'appui des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.

À partir de la semaine prochaine et pour la première fois, les candidats déjà déclarés s'adresseront à l'Assemblée générale de l'ONU pour des auditions publiques. Il s'agira d'une sorte d'entretien d'embauche ou de grand oral, de deux heures pour chacun.

Mais c'est à huis clos que les cinq pays dotés du droit de veto (États-Unis, Russie, France, Royaume-Uni, Chine) choisiront le successeur de Ban Ki-moon, en juillet. La Russie insiste pour que le prochain secrétaire général vienne d'Europe de l'Est, seule région à ne pas avoir encore occupé le poste. Le Royaume-Uni affirme qu'il soutiendra une candidature féminine, à compétences égales. Paris, Washington et Pékin se montrent pour l'instant discrets.

Mais rien n'est gagné et à neuf mois de la fin de parcours de Ban Ki-moon, la compétition est très ouverte. Outre Helen Clark, sept autres candidats dont deux femmes se sont déclarés, et d'autres attendent sans doute le moment propice. La directrice bulgare de l'Unesco Irina Bokova et l'ancien Haut-commissaire aux réfugiés, le Portugais Antonio Guterres, ont pour l'instant la faveur des pronostics.

Avec AFP

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