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La Loi travail présentée à l'Assemblée, 130 interpellations parmi les jeunes mobilisés

Les lycéens et étudiants avaient déjà manifesté le 1er avril 2016 à Paris et dans plusieurs autres grandes villes de France.
Les lycéens et étudiants avaient déjà manifesté le 1er avril 2016 à Paris et dans plusieurs autres grandes villes de France. AFP

Les lycéens et étudiants battent le pavé mardi alors que la Loi travail qu'ils contestent commence à être examinée en commission à l'Assemblée nationale. La police a procédé à pas moins de 130 interpellations "pour vérification d'identité".

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La journée de mobilisation des lycéens et étudiants contre la Loi travail, mardi 5 avril, avait conduit en début d'après-midi à l’interpellation de 130 personnes en marge du cortège parisien, après des jets de projectiles et des affrontements avec les forces de l'ordre, a-t-on appris auprès de la préfecture de police.

Alors que débute ce même jour l'examen du projet de loi en commission à l'Assemblée nationale, la manifestation de l'après-midi semblait avoir tourné à l’affrontement entre certains groupes de jeunes et les forces de l'ordre, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes, puis chargé à plusieurs reprises pour disperser ces groupes qui jetaient des pierres, des bouteilles en verre et des œufs, scandant "Police partout, justice nulle part".

Des rassemblements d’étudiants devaient également se tenir à Marseille, Grenoble, Toulouse, Strasbourg, tandis qu'à Nantes et à Rennes, des "actions coups de poing", sans plus de précision, devaient être organisées. À Paris et en Île-de-France, les lycéens avaient prévu de bloquer certains établissements, tandis que leurs aînés à l'université devaient se rassembler en assemblée générale.

Le défilé parisien est parti vers 13 h 30 de la place de la Bastille, dans l'est de la capitale, direction place de Denfert-Rochereau, dans le sud de Paris.

"Discuter avec les organisations de jeunesse"

Comment reculer alors que les jeunes n'ont "pas de droits sociaux, pas le RSA parce qu' [ils ont] moins de 25 ans, pas d'allocations chômage [...] et pas de droit à un emploi stable" ?, s'est étranglé William Martinet, président de l'Unef, syndicat étudiant, qui rappelle que les organisations ont "des contre propositions". "La question est de savoir si le gouvernement va nous écouter."

Mercredi, les ministres Najat Vallaud-Belkacem (Éducation nationale et Enseignement supérieur), Myriam El Khomri (Travail) et Patrick Kanner (Jeunesse) recevront l'Unef, à la pointe du mouvement, avant la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), et les organisations lycéennes (SGL, UNL et Fidl).

"Il faut que nous prenions le temps [...] de discuter" avec les organisations de jeunesse, "d'améliorer le texte", a estimé Najat Vallaud-Belkacem.

La mobilisation, qui a réuni jeudi au côté des syndicats de salariés 390 000 personnes selon les autorités, 1,2 million selon les organisateurs, prend de nouvelles formes, avec des rassemblements de plusieurs centaines de personnes chaque soir place de la République à Paris, répondant à un mot d'ordre du mouvement "Nuit Debout" et rappelant ainsi celui des Indignés en Espagne.

En attendant une rencontre promise par le Premier ministre Manuel Valls, mais dont la date n'a pas été précisée, les députés commenceront l'examen en commission des quelques 800 amendements du texte, avant un débat dans l'hémicycle à partir du 3 mai.

Entre autres points sensibles qui seront abordés, la disposition qui prévoit "la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses", et la disposition qui accorde une plus grande importance à la négociation collective au détriment du code du Travail.

Avec AFP

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